
Emblème [ɑ̃blεm] n.m.
象征, 标志, 标记
Le lis est l'~ de la pureté.
百合花是纯洁的象征。
拉鲁斯法汉双解
emblème
nom masculin
徽章 [huīzhāng]
l'emblème d'un pays/d'une ville
国/市徽 [guó/shìhuī]
la balance est l'emblème de la justice
天平是司法的象征 [tiānpíng shì sīfǎ de xiàngzhēng]
FrenchWiktionary 2019 v1.1
emblème
Espèce de figure symbolique, qui est d’ordinaire accompagnée de quelques paroles en forme de sentence.
Emblème ingénieux.
Expliquer un emblème.
Composer un emblème.
Symbole ; attribut figuré ou figuratif.
[…] la Société secrète du Lotus Bleu pousse à la suppression de la natte, emblème de l’asservissement des Chinois aux Tartares Mandchous.
Aussi, continua l’abbé, s’est-on, dans tous les temps, servi d’objets inanimés, d’animaux et de plantes pour reproduire l’âme et ses attributs, ses joies et ses douleurs, ses vertus et ses vices ; […]. De là, ces emblèmes de cruauté et de ruse, de mansuétude et de charité, incarnés dans une certaine faune, personnifiés dans une certaine flore ; […]. , La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915
Les révoltés du Moyen-Âge L’ont arboré sur maints beffrois. Emblème éclatant du courage, Toujours il fit pâlir les rois. , Le drapeau Rouge, 1877
n.m. 徽章,纹章,;象征,标志,标记
emblème m. 标记
近义词
attribut, image, signe, symbole, blason, écusson, insigne
Espèce de figure symbolique, qui est d’ordinaire accompagnée de quelques paroles en forme de sentence. Emblème ingénieux. Expliquer un emblème. Composer un emblème.
Il se dit, par extension, pour Symbole, attribut figuré ou figuratif. Un serpent qui se mord la queue était chez les égyptiens l’emblème de l’éternité. Le coq est l’emblème de la vigilance. Les emblèmes de la royauté. Les emblèmes de la force, de la prudence.
ÉTYM. 1560; lat. emblema, du grec emblêma « ornement rapporté, mosaïque ».
Pourquoi le coq est l'emblème de la France ?
Sans jamais avoir été désigné comme emblème officiel, le coq en est pourtant aujourd'hui un des symboles représentant la France les plus populaires… On le retrouve dans notre culture, mais également au niveau du sport, et de l'histoire. Une telle place peut nous faire nous demander pourquoi le coq est l'emblème de la France...
Ceux de ma génération se souviennent certainement de la réponse faite par Coluche : « Parce que c’est le seul animal à pouvoir encore chanter les deux pieds dans la merde», soulignant tout à la fois ce chauvinisme souvent décrié par les nations étrangères et la situation dramatique dans laquelle la France se trouvait et se trouve malheureusement encore aujourd’hui.Le coq est un symbole solaire fort. Il suffit d’avoir vécu quelque temps auprès d’une basse-cour pour que le symbole soit facilement déchiffré. Le coq, en effet, ne chante pas quand le jour se lève, mais bien avant, lorsqu’il perçoit avant nous la lumière naissante, et c’est en cela qu’il est le premier, chaque matin, à annoncer la fin de l’obscurité, la victoire de la lumière, de l’intelligence sur l’obscurantisme.
Le Directoire le conserve, au milieu d'autres objets, sur son sceau ; il somme le casque de la France assise, sur le papier à lettres du Premier consul, et se trouve aussi sur un écu, orné du bonnet phrygien et des lettres R.F., sur une médaille de 1801. Pourtant, si la commission des conseillers d'État proposa, en 1804, le coq à Napoléon Ier, celui-ci déclara n'en pas vouloir : « Le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France. » Il se fit donc rare par la suite.
En 1817, on déclare à la Société royale des antiquaires de France : « Le coq, gallus, animal consacré au dieu Mars, le symbole de la vigilance, du courage et de la valeur, fut l'emblème des Gaulois ; il est encore celui des Français. »

Peu de temps plus tard, l'imagerie s'empara une nouvelle fois du coq lors de la révolution des « Trois glorieuses ». Le 30 juillet 1830, le lieutenant général duc d'Orléans, c’est-à-dire Louis-Philippe, signe une ordonnance stipulant que le coq doit figurer sur les boutons d'habit, et doit surmonter les drapeaux tricolores de la garde nationale française. Le coq remplace ainsi l'aigle impériale : la patte dextre du volatile s'appuyait sur une boule marquée du mot France.
Lors de la Première Guerre mondiale, l'affirmation du sentiment patriotique va faire du coq la figure de la résistance et du courage français face à l'aigle prussien. Cette représentation manichéenne sera de plus en plus utilisée à partir de ce moment, notamment par les caricaturistes. Il restera, à l’issue du conflit mondial, un symbole fort en surmontant de nombreux monuments aux morts.

Dans le domaine des sports, le coq conquiert son rang quasi officiel depuis qu’en 1914, un certain Parenteau, champion de France de sprint, l’arbora sur son maillot. En rugby, sport qui conserve de solides attaches rurales, les joueurs de l’équipe de France sont toujours qualifiés de « coqs ». Mais le coq dans l’univers du sport n’aura jamais eu autant de gloire sans doute qu’à l’issue de la victoire de l’équipe de France de football lors de la Coupe du Monde de 1998.
Le coq apparaît finalement comme un animal de compromis, venu du fond des siècles et ayant traversé tous les régimes avec des fortunes diverses, sans heurter trop ouvertement telle ou telle sensibilité. Un véritable exploit qui lui vaut bien la reconnaissance de la patrie !
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