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Quel est l'âge de mon chat en âge humain ?

Mais quel âge a réellement mon chat ? Beaucoup de propriétaires se posent cette question, en se demandant, si, comme on le dit pour le chien, il suffit de multiplier l’âge de son chat par un chiffre pour obtenir son âge humain. Et bien non ! Voici comment calculer l'âge de votre chat en équivalent humain, en sachant qu'il faut prendre en compte certains facteurs comme son mode de vie, sa santé, etc.

La correspondance entre l’âge du chat et l’âge humain

Il est de coutume de dire que pour connaître l’âge du chien, il faut multiplier par 7. Et on transpose ce calcul pour connaître l’âge du chat, ce qui est totalement faux !

Le chat n’a pas une croissance régulière. Il ne se développe pas de la même façon qu’un être humain. Les deux premières années, il grandit très vite. Ainsi à 2 ans, cela correspond à 24 ans en âge humain. Il devient donc adulte. 

Et à partir de 10 ans, il veillit d'environ de 4 ans en âge humain chaque année. À 10 ans, il a donc 56 ans et atteindra les 61 ans en équivalent humain à ses 11 ans.

À 20 ans, c'est un record pour nous puisque que cela correspond chez lui à 96 ans ! On peut alors véritablement le considérer comme étant quasiment centenaire. 

Ces équivalences sont données à titre indicatif (這些等效性僅供參考), car la durée de vie d’un chat varie beaucoup, selon ses conditions de vie, sa santé, sa race et son alimentation. Ces chiffres ne sont donc qu'approximatifs car ils doivent prendre en compte de nombreux facteurs. 

Ce tableau de correspondance vous aide à calculer l’âge de votre chat : 

Âge du chat Âge humain 

1 mois 6 mois

entre 2 et 3 mois    entre 2 et 5 ans

4 mois entre 6 et 8 ans

6 mois 10 ans

7 mois 12 ans

12 mois entre 15 et 16 ans

18 mois entre 20 et 21 ans

2 ans 24 ans

3 ans 28 ans

4 ans 32 ans

5 ans 36 ans

6 ans 40 ans

7 ans 44 ans

8 ans 48 ans

9 ans 52 ans

10 ans 56 ans

11 ans 61 ans

12 ans 64 ans

13 ans 68 ans

14 ans 72 ans

15 ans 76 ans

16 ans 80 ans

17 ans 84 ans

18 ans 88 ans

19 ans 92 ans

20 ans 96 ans

Quelle est l’espérance de vie d’un chat ?

La durée de vie moyenne d’un chat domestique se situe aujourd’hui, en moyenne entre 12 et 14 ans. Il n’est toutefois pas rare que certains chats dépassent les 15 ans lorsqu’on prend bien soin d’eux. Certains chats vivent jusqu’à 20 ans ! Le plus vieux chat du monde est décédé à l'âge de 38 ans, un record enregistré au Texas en 2005 ! 

L’allongement de l’espérance de vie de nos chats s’explique par le fait que, d’une part, les conditions de vie se sont beaucoup améliorées et, d’autre part, que la médecine vétérinaire a fait d’énormes progrès.

Des différences en fonction des races…

Il est vrai que les chats de race vivent moins longtemps que les chats croisés qu’on appelle aussi “chats de gouttière”. C’est bien souvent en raison de leur fragilité due à leur sélection. Certaines races battent quand même des records, comme le Sacré de Birmanie, dont l’espérance de vie est de 16 ans, ce qui est équivalent en âge humain à 80 ans ! 

Le Siamois, le Persan arrivent derrière avec une espérance de vie de 14 ans.  Le Main Coon, race très appréciée, a une durée de vie  moyenne de 11 ans.

… et de leur lieu et mode de vie

Soyons réalistes, la durée de vie de votre chat dépend beaucoup des soins que vous lui apportez et de son mode de vie. Un chat qui vit en maison ou en appartement, qui est nourri et soigné, a une espérance de vie plus longue que le chat qui vit dehors, qui cherche sa nourriture et risque de se faire écraser par un véhicule à tout moment.  Les traumatismes sont d’ailleurs la cause de décès la plus fréquente pour les chats de moins de 5 ans. 

Comment augmenter l’espérance de vie de mon chat ?

Pour que votre compagnon vive longtemps, prenez soin de lui. Pour cela plusieurs choses à surveiller : 

- Chez le chat âgé, l'insuffisance rénale est l’une des causes principales de décès. S’il boit plus que d'habitude et souvent, emmenez le chez votre vétérinaire

- Surveillez son poids : le surpoids chez le chat réduit son espérance de vie. Vous pouvez varier les croquettes avec de la nourriture humide, cela apporte du volume dans l’estomac et donc un sentiment de satiété. 

- Le chat est senior à partir de 10/11 ans. Il faut donc l’emmener une à deux fois par an chez le vétérinaire pour un check-up complet.

- Faites le stériliser : mâle ou femelle, la stérilisation ou la castration augmente de plusieurs années l’espérance de vie de votre chat (moins de risques de tumeurs chez les femelles, de transmission de maladies lors de l’accouplement, de risques d’accident pour assouvir son instinct). La stérilisation et ou la castration diminue également les risques de fugues, de bagarres, de blessures…

Pour obtenir l’âge de son chat en équivalent en âge chez l’homme, il ne faut pas multiplier par 7 comme on le fait pour le chien. Chez le chat qui vieillit très vite les 24 premiers mois, le calcul est bien plus savant ! Vous verrez que les chats ont une espérance de vie parfois surprenante. Et si, finalement comme le dit la légende, le chat aurait 7 vies ?

Journée nationale du chat

La journée nationale du chat (National Cat Day) est un évènement de sensibilisation en faveur de l'adoption de chats sans foyer. 

Cette journée est fêtée principalement aux États-Unis.

Elle se tient le 8 août au Canada et le 29 octobre aux États-Unis. Le site officiel de la journée nationale du chat indique que sa première édition a eu lieu en 2005 « pour inciter le public à reconnaître le nombre de chats qui, chaque année, ont besoin de secours et pour encourager les amoureux des chats à célébrer la place de cet animal dans leur vie par l'amour inconditionnel et la compagnie qu'ils nous offrent ». 

La journée est lancée par Colleen Paige, experte pour Pet and Family Lifestyle, avec le soutien de l'American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, organisation non gouvernementale visant à favoriser l'adoption d'animaux domestiques (Pet adoption (en)).

D'autres pays choisissent une date différente pour la fête du chat : pour la Russie, à titre officieux, c'est le 22 février, suivant l'exemple d'un évènement ludique similaire au Japon, ou le 1er mars selon France Info. L'italie et la Pologne ont choisi le 17 février. 

POURQUOI MON CHAT DORT SUR MON VENTRE?

Les positions de sommeil du chat peuvent paraître mystérieuses au premier abord et vous pouvez vous demander pourquoi mon chat dort sur mon ventre?

Les causes peuvent être multiples et il convient de les comprendre pour savoir pourquoi votre chat choisit votre ventre pour dormir.

Pourquoi mon chat dort sur mon ventre? Les différentes causes

Si votre chat dort de cette façon, c'est pour l'une ou plusieurs des causes suivantes : 

La chaleur

Votre ventre est une source de chaleur naturelle et il est normal qu'il s'y blottissent. Les chats adorent le chaud, vous pouvez d'ailleurs le voir en été quand il se met au soleil ou en hiver lorsqu'il se blottit près du radiateur.

En dormant sur votre ventre, il dispose d'une source de chaleur naturelle et suffisamment grande pour dormir en étant bien au chaud.

Le confort

Les chats dorment dans des endroits parfois très étranges mais ils préfèreront toujours le confort, ce que votre ventre offre, et encore plus si vous êtes sous la couette, lui offrant un confort maximum.

L'affection

Les chats sont très autonomes et indépendants mais ils aiment la compagnie et dormir sur votre ventre est une occasion parfaite pour lui d'être proche de vous.

C'est un moyen très simple de vous rapprocher de votre chat si vous êtes souvent hors de la maison.

La sécurité

Les chats, en particulier les plus jeunes, dorment accompagnés pour la sécurité dont ils ont naturellement besoin à l'état sauvage. Si il y a eu un changement dans votre foyer, alors votre chat peut se rapprocher de vous car votre odeur le rassure.

Votre corps l'apaise

Les sons de votre corps, respiration et rythme cardiaque, peuvent l'apaiser et il peut alors adorer dormir sur votre ventre.

Par territorialité

A l'état sauvage, les chats marquent toujours leur territoire et ils peuvent vouloir dormir sur votre ventre pour marquer leur territoire, que vous leur appartenez. Certains chats vous considère comme leur propriété et pas l'inverse.

Mon chat dort entre mes jambes: Que faire?

Avoir un chat qui dort entre ses jambes possède des avantages et des inconvénients: 

Avantages 

Relaxant

Un chat qui dort de cette manière est souvent relaxant, libérant l'Ocytocine et faisant baisser le stress, ce qui peut améliorer le sommeil.

Rapprochant

Dormir avec votre chat est une excellente façon de renforcer les liens avec votre chat. C'est moyen très simple d'y parvenir surtout si vous êtes souvent absent de votre maison.

Confortable

Dormir ainsi peut vous apporter plus de confort, surtout en hiver.

Inconvénients

Un sommeil perturbé

Le chat peut vous réveiller la nuit, notamment si il a faim et cela peut vous empêcher de dormir et perturber votre sommeil.

Attention au sale

Le chat peut ramener des saletés de l'extérieur ou de sa litière et il doit absolument être propre si il dort avec vous au risque d'être vecteur de maladies.

L'inconfort

Si dormir avec son chat peut-être très confortable, l'inverse peut aussi se produire, parfois la cohabitation nocturne n'est pas possible. 

Les origines du chat

Le chat comme on le connaît aujourd’hui est le résultat de plusieurs stades d’évolution, de croisements de différentes races de chats, et d’une sélection naturelle ou humaine.

Ses origines, de la préhistoire à nos jours

60 millions d’années avant JC, les Miacidés sont à l’origine de tous les carnivores, fossiles et actuels. Le Miacis est un petit prédateur carnivore forestier primitif, qui a un corps et une queue allongés, un crâne bas et des pattes courtes. Il ressemble aux genettes, martres ou civettes actuelles.
Doté de cinq griffes par patte, c’est un habitant très agile des forêts d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie. Certains sont arboricoles et d’autres chassent au sol. Il se nourrit d’invertébrés, de lézards, d’oiseaux et de petits mammifères.

35 millions d’années plus tard, soit 25 millions d’années après JC, le Proailurus fait son apparition. C’est un animal qui pèse environ 9 kg, à peine plus gros qu’un chat domestique. Il a une longue queue, de grands yeux, des griffes rétractables et des dents acérées. Il mesure 1 m de longueur, 35 cm de hauteur, et marche sur la plante des pattes.
Il est au moins partiellement arboricole et vit en Eurasie.
Il fait partie de la famille des félidés et la traduction de son nom de genre signifie « premier chat ».

Le Pseudaelarus est un genre de félins éteint qui vivait en Eurasie et qui a migré en Amérique du Nord et en Afrique. Il est apparu 20 millions d’années avant JC.
On le considère comme l’ancêtre commun des félins actuels, ainsi que celui des Machairodontinés (des tigres à dents de sabres) à présent éteints. Il marche sur l’extrémité de ses doigts. Il fait partie de la famille des félidés.

Les Macharodontinés, dont l’un des plus célèbre représentant est le smilodon d’Amérique, plus connu sous le nom de tigre à dents de sabre, ainsi que d’autres félins qui ne présentent que des variations mineures dans la taille et la longueur des canines… sont apparus 10 millions d’années avant JC et ont disparu il y a 10.000 ans.
Les macharodontinés constituent une sous-famille éteinte des félidés.

Les Félidés actuels, qui existent depuis 5 millions d’années, sont tous digitigrades avec 5 doigts en avant et 4 seulement en arrière.
Dans la classification habituelle, ils sont répartis en 17 genres, eux-mêmes distribués dans trois sous-familles :
PANTHÉRINÉS, ACINONYCHINÉS et FÉLINÉS. Originairement d’Asie, ils se dispersent dans le monde entier, sauf en Australie et à Madagascar.

Les PANTHÉRINÉS, couramment appelés «Grands félins», sont les plus grands félidés. Certains peuvent dépasser 3 mètres de long et 300 kilos. Ils sont les seuls capables de rugir et ne peuvent pas rétracter leurs griffes. On peut recenser, la panthère, le tigre, le jaguar, le lion, l’once et le léopard.

Le guépard est le seul membre de la sous-famille des félidés, appelée ACINONYCHINÉS. Sa morphologie lui permet d’être l’animal terrestre le plus rapide en sprint. Ses longues pattes et une colonne vertébrale extrêmement flexible, sa longue queue lui servant de balancier lorsqu’il court, lui permettent d’atteindre 115km/h en 3 secondes.

Les FÉLINÉS , également nommés les «Petits félins», sont digitigrades et communiquent par miaulement. Ils ont tous des griffes rétractiles. On peut dénombrer l’ocelot, le serval, le jaguarondi, le margay, le lynx, le caracal, le puma, et enfin le chat, du genre Felis silvestris catus.

Sa domestication

Le chat domestique ne descend pas du chat sauvage européen (Felis silvestris silvestris), mais du chat sauvage moyen-oriental (Felis silvestris lybica), apprivoisé dès les débuts de l’agriculture.

C’EST ICI QUE TOUT A COMMENCÉ, DANS LE «CROISSANT FERTILE» AU PROCHE-ORIENT

Parmi tous les animaux domestiqués pour leur utilité, le chat entretient des relations étroites avec l’homme depuis l’apparition de l’agriculture, environ 9.000 ans avant JC, au Néolithique…
Grâce à des conditions climatiques favorables, les premiers agriculteurs cultivent du blé dans le cette région, qui va du Sud de la Turquie jusqu’en Haute Egypte.

L’être humain n’y voyait que des avantages :
non seulement il était débarrassé des rats, des serpents et d’autres espèces venimeuses, mais il le mettait également à son menu.

Mais d’autres signes semblent attester que l’homme a adopté le chat : des ossements de chat et ceux d’un enfant ont été retrouvés dans une tombe datant de 7.500 ans avant JC. dans l’île de Chypre.

Deux vagues de domestication pour l’arrivée du chat en Europe :
La première arrive lors de la néolithisation de l’Europe, 4.000 ans avant JC.
C’est le blé qui va aider le chat à voyager ; a-t-il suivi les populations d’agriculteurs ou est-ce les agriculteurs qui les ont emmenés ? Nul ne le sait !
La seconde lui succède dès l’Antiquité, quand la mode se met au chat égyptien, variante locale du Lybica..
Cette mode gagne très vite le monde grec et romain. Les marins défendaient leurs réserves et leurs équipements.

Bien qu’il soit utilisé pour protéger cette nourriture précieuse, il ne peut pas être dressé.
Cette indépendance du chat par rapport à d’autres espèces domestiques génère, selon les lieux et les époques, des rapports de fascination et de vénération pour certains peuples comme crainte pour d’autres.

ADORÉ EN ÉGYPTE

Le culte d’animaux vivants, considérés comme des incarnations de la divinité, et proposés à l’adoration des fidèles dans les temples, était une caractéristique de la religion égyptienne. De leur temps, chaque nome (division administrative de l’Ancienne Egypte) vénérait une espèce animale particulière et la considérait tout entière comme divine sur l’étendue de son territoire. La domestication du chat en Egypte semble dater de la période prédynastique égyptienne, environ, 5.500 ans avant JC.
Avant de devenir animal de compagnie apprécié pour sa grâce et sa douceur, le chat est principalement un protecteur des stocks agricoles, de la transmission de maladies graves (peste), et des vipères.
Il rassure les foyers en protégeant les alentours de son territoire.
Si un chat venait à mourir, la famille se rasait les sourcils et respectaient une période de deuil de 70 jours, le temps de sa momification. Il est interdit de tuer ou de maltraiter un chat sous peine d’être lourdement puni, jusqu’à la peine de mort. Le culte et le souci du bien-être du chat est transmise de père en fils. Ainsi, les Egyptiens les plus aisés offraient à leur animal domestique des colliers ou des boucles d’oreille.

Si les chats domestiques, que ce soit dans des familles ou dans les temples, étaient très bien traités, d’autres n’avaient pas cette chance.

BASTET a été l’une des divinités les plus adorées par les Égyptiens.
Pendant 12 siècles la déesse Bastet, fille du dieu du soleil Râ, protectrice de la famille, des enfants et de l’amour, a vu plusieurs temples s’élever en son honneur.
Son culte commence à Bubastis où un temple lui est dédié dès 3.000 ans avant JC. D’abord divinité locale sur son sanctuaire de la ville, son culte se propage dans tout le pays.
Vers 650 avant JC, son culte s’installe à Saqqarah.
Dans son temple, chaque année, la déesse était vénérée par une foule de pèlerins (700.000 d’après Hérodote – 480-425 avant JC) qui, en offrande, lui donnait des momies de chat. Pour répondre à la demande de plus en
plus croissante des croyants, les prêtres ont élevé des chats pour en faire des momies (en général des chatons de quelques mois ou des adultes de moins de deux ans qui ne périssaient pas de mort naturelle). À Saqqarah et à Bubastis des nécropoles ont été mises au jour par des archéologues à la fin des années 1800, contenant des centaines de milliers de chats momifiés. 300 000 de ces momies ont été envoyées en Angleterre pour servir d’engrais.

EN GRÈCE ANTIQUE

Les Grecs de l’époque classique, ne disposant pas de chats, utilisaient des belettes ou des fouines afin de défendre les récoltes. Selon la légende, les Grecs souhaitaient acheter des félins aux Égyptiens, mais ceux-ci refusaient de se séparer de leurs animaux sacrés. Les Grecs décidèrent alors de lancer une expédition secrète vers l’Égypte, et parvinrent ainsi à voler 6 couples de chats.

A l’origine, le chat est considéré comme un jouet coûteux, parce que peu répandu. Ce n’est qu’au fil des années que le chat se fit accepter par les Grecs, étant plus efficace et plus propre que les fouines et les belettes.
À noter toutefois que les félins n’ont jamais eu, en Grèce, la position divine qu’il a occupé en Egypte.

L’EMPIRE ROMAIN 200 ANS APRES JC

Les chats connaissent le même destin à Rome.

Animal coûteux et à l’origine réservé à la noblesse, les félins ne tardent pas à se multiplier.
Bon chasseur et facile à vivre, le chat est rapidement adopté par les citoyens de Rome.

Puis, en raison de l’expansion de l’Empire romain, les félins se sont répandus sur tout le pourtour du bassin méditerranéen.

PERSÉCUTÉ AU MOYEN-ÂGE

Dans l’Europe du « moyen âge » (du Vè au XVè siècle) l’Eglise catholique, est très puissante, et dès le XVème siècle, le pape Innocent VIII et son édit de 1484, font alors sacrifier des chats pour les fêtes populaires.

Le chat connait alors une véritable période noire, surtout s’il avait le malheur d’être de cette couleur. Son propriétaire risquait lui aussi le bûcher.

Jusqu’au XVIIè siècle, les chats font l’objet des pires tourments.

l’Eglise considère le chat comme l’envoyé du diable. Ses yeux brillants dans la nuit sont la cause de tous les malheurs, épidémies, famines et même meurtre d’enfants.

Il est souvent représenté au clair de lune, dans une clairière, en compagnie de sorcières.

Le soir de la Saint Jean un énorme bûcher, allumé par le roi lui-même, était installé au centre de Paris place de Grêve.
Les chats enfermés dans des sacs étaient jetés dans les flammes devant les parisiens en liesse.
Les matous qui échappaient au massacre n’étaient pas mieux lotis : ils finissaient en ragoût ou emmurés dans des maisons en construction pour déjouer le mauvais sort. Le Moyen-Âge extermine une grande partie de la population féline.
C’est le fléau de la peste noire qui ravage l’humanité en Europe au XIVè siècle.
Entre 1346 et 1350, au moins un tiers de la population européenne est décimée, soit environ 25 millions de victimes. Elle se propagea à cause des puces du rat. Malgré les croyances de l’époque, le chat n’était pas coupable de la transmission de la peste.
Au contraire, comme il est massacré, la maladie se répand davantage.
Si l’on n’avait pas accusé à tort le chat d’être responsable de la peste, l’épidémie n’aurait pas duré aussi longtemps (3 siècles).

Durant le Moyen Âge, outre pour la chasse aux souris, le chat est aussi utilisé pour tout autre chose… La médecine médiévale utilise les crottes de chat pour lutter contre la chute des cheveux et guérir de la fièvre. L’arthrite et autres douleurs articulaires sont soignées avec des préparations qui contiennent de la moëlle et de la graisse de chat. Pendant les périodes de siège ou de famine, le chat est consommé comme viande. Le chat domestique est également utilisé pour sa fourrure peu chère, destinée au peuple et non à la noblesse qui préfère le renard ou l’agneau. On en fait des couvertures, des carpettes ou des coussins de chaises.

ET À l’ÉPOQUE MODERNE…

Au XVIè siècle, a été inventé le cruel « orgue à chats ».
On rangeait les chats côte à côte dans des boites, en fonction de la variation de leurs miaulements.
Lorsque une touche de l’orgue est pressée une aiguille s’abat sur un chat et le fait miauler de douleur.

Au XVIIè siècle, Sir Isaac Newton (1642-1727), est bien connu pour ses nombreuses découvertes, mais l’une d’elles passe souvent à la trappe : l’invention de la chatière. 

Au XIXè siècle, grâce aux découvertes scientifiques de Louis Pasteur du milieu du siècle, et les débuts d’explication de la nature et de la transmission des maladies par les microbes et non par les sorcières, il montra que le chat était un parfait exemple d’hygiène car il se lave jusqu’à vingt fois par jour.

La première exposition moderne féline est organisée au Crystal Palace de Londres en 1871, marquant le début des standards des races.

En France, la première exposition est organisée par le Cat Club en 1925.

LES CHATS ET LES SOUVERAINS DE FRANCE

Henri III (1551 – 1589), roi de France de 1574 à 1589, bataille ferme contre les huguenots mais a si peur des chats qu’il s’évanouit lorsqu’il en croise un.
Il fait exécuter 30 000 félins sous son règne.

Louis XIII (1601 – 1643), roi de France de 1610 à 1643 a de l’affection pour les chats. Son ministre principal, le cardinal de Richelieu, lui, les adore.
Il possède jusqu’à 14 chats avec qui il joue tous les matins. C’est lui qui réhabilite le chat en lui redonnant son rôle de dératisateur.
Le roi lui confie même une mission de la plus haute importance : protéger des rongeurs les trésors de la librairie royale.
Peut-être influencé par le cardinal, Louis XIII met un terme aux persécutions des félins organisées sous son règne par l’Eglise chrétienne.

Le fils de Louis XIII, Louis XIV, régna de 1643 à sa mort en 1715. On dit qu’en 1648, alors qu’il n’a que 10 ans, il danse autour des bûchers où des chats brûlent vifs.
Son père et Richelieu ne sont plus là pour défendre la cause féline. A cette période, la mode des canaris, des perroquets et des chiens prend la place de celle des chats à la cour, et ceux qui restent sont confinés aux cuisines.

Louis XV (1710 – 1774) devient roi à l’âge de 5 ans.
Il est sans doute le roi qui aime le plus les chats.
Il a pour animal de compagnie un chat blanc qui vient dans sa chambre chaque matin et qui est autorisé à jouer
sur la table du conseil royal pendant les réunions.
Il ordonna l’arrêt des bûchers de chats à la St Jean, « tradition barbare et primitive » selon lui.

L’empereur Napoléon Bonaparte (1769 – 1821) déteste les chats et y est allergique.
Sous son influence, le Code Civil en 1804, définit juridiquement le chat comme un meuble.
«Sont meubles par nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit qu’ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu’ils ne puissent changer de place que par l’effet d’une force étrangère.»


Du meuble à l’être sensible : le statut de l’animal de compagnie demandera plus de 2 siècles pour changer ! Enfin depuis le 16 février 2015, c’est écrit dans la loi.

EXPANSION DES CHATS À TRAVERS LE MONDE

Ils sont 500 millions sur Terre, 13 millions en France, et sont les stars d'Internet. D'où viennent les chats? Comment ont-ils conquis l'homme et le monde ? Grâce à la génétique, des chercheurs de l'Institut Jacques-Monod ont mené l'enquête dans le passé. "C'est la première étude de paléogénétique de grande ampleur. Seul le génome du chat domestique actuel et quelques informations génétiques de deux ou trois chats anciens avaient été décryptés", explique Eva-Maria Geigl, chercheuse au CNRS et coauteure de l'étude publiée dans Nature Ecology & Evolution. "Les archives sont rares. Le chat est un animal solitaire, aux os petits et friables ; il n'a pas été une espèce de subsistance pour l'homme, on en retrouve donc très peu sur les sites paléontologiques et archéologiques par rapport aux cochons, brebis, vaches."

L'équipe a pu réaliser des prélèvements sur des os anciens et des momies égyptiennes de l'époque ptolémaïque. Elle a analysé l'ADN mitochondrial (transmis par la mère) de près de 400 spécimens, de 10.000 ans avant notre ère jusqu'aux années 1950. Parmi eux, 230 étaient exploitables et ont livré le nom de l'ancêtre commun. Verdict : nos matous ne descendent pas du chat sauvage européen (Felis silvestris silvestris, jamais domestiqué), mais du chat sauvage du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, Felis silvestris lybica. Cette espèce adaptée aux steppes et au désert a pu se rapprocher de l'homme il y a 10.000 ans, au début du néolithique, quand les chasseurs-cueilleurs se sont sédentarisés et ont développé l'agriculture. Les félins, attirés par les rongeurs qui menaçaient les réserves de grains, aidaient les hommes à préserver leurs récoltes sans que ceux-ci aient à s'occuper de ces prédateurs autonomes, friands de scorpions et de serpents.

Une tombe d'enfant avec un squelette de chat

L'étude montre que les félins ont conquis le monde en deux vagues - notamment par la mer! La première migration a lieu lors de la néolithisation de l'Europe. "A Chypre, on a trouvé une tombe d'enfant avec un squelette de chat d'il y a 10.000 ans, dont on pense qu'il a été transporté en bateau sur l'île, suggérant une relation homme-chat déjà bien établie." Des traces de ce lybica du Proche-Orient apparaissent sur des sites archéologiques au début du néolithique en Anatolie, la partie asiatique de la Turquie, dans le sillage des agriculteurs venus du Croissant fertile. "Cette variante anatolienne du lybica commence à être diffusée dans tout le continent européen il y a 7.000 ans. Le chat n'a pas passé le Bosphore à la nage, on pense qu'il a été apporté par l'homme", poursuit Eva-Maria Geigl.

En ville, le chat est domestiqué. Même s'il se moque des humains et fait ce qu'il veut !

Les chercheurs identifient une seconde vague : un chat provenant d'Egypte, au premier millénaire avant J.-C., qui s'est diffusé en Anatolie à l'époque de la Rome et de la Grèce antiques. "Ce chat égyptien était très populaire, peut-être plus avenant", avance la chercheuse. On le retrouve en Turquie aux Ier et IIe siècle, en Iran et en Europe du Sud-Est, puis dans des ports vikings de la Baltique entre le VIe et le IXe siècle. Les félins ont emprunté les voies maritimes via les navires de guerre et de commerce qui les embarquaient pour se prémunir des rongeurs. Le voyage pouvait susciter des métissages : des traces de chats indiens ont été détectées en Egypte dans un port romain. "Peut-être des chats égyptiens montés sur des bateaux se rendant en Inde s'y sont hybridés avec une lignée asiatique, avant de revenir."

A l'inverse du génome du chien qui a beaucoup muté par rapport à son ancêtre loup au fil des sélections opérées par l'homme, celui du chat moderne a peu évolué. Seuls des gènes associés au développement de la crête neurale, lié au comportement, se sont modifiés. De quoi aider les chats à supporter leurs congénères… et les hommes. Assez pour parler de domestication ? "C'est le cas lorsqu'il y a une barrière reproductrice entre espèce sauvage et domestique. Or à la campagne ces métissages ont encore lieu", note Eva-Maria Geigl. "En ville, en revanche, le chat est domestiqué. Même s'il se moque des humains et fait ce qu'il veut !" 

Le moment où les chats sauvages ont été domestiqués

Des fresques et des statues sur lesquelles apparaissaient des chats ont longtemps laissé supposer que les premiers chats sauvages avaient été domestiqués en Égypte ancienne vers l’an 3 600 av. J.-C. De récentes recherches archéologiques ont toutefois permis de trouver des preuves laissant croire que les chats domestiques vivaient déjà avec les humains à Taiwan il y a près de 5 300 ans. Une tombe datant de 9 500 ans à Chypre a même été découverte avec le corps d’un humain et celui d’un chat domestique à ses côtés.

Tolérance transformée en amour

Même si le processus de domestication reste inconnu, les scientifiques présument que tout a débuté lorsque les humains ont découvert que les chats aimaient chasser et se nourrir de rongeurs. Les chats africains ont probablement approché les humains pour chasser des rongeurs, lesquels étaient attirés par les grandes réserves de nourriture. À force de vivre à proximité des humains, les chats ont graduellement commencé à leur faire confiance, et vice-versa. Certaines civilisations se sont même mises à les vénérer, car les gens croyaient que les chats avaient un lien avec le monde surnaturel!

Sont-ils complètement domestiqués ?

Saviez-vous que les chats ne sont pas encore complètement domestiqués ? En effet, les chats peuvent survivre sans l’aide des humains, mais les chiens, quant à eux, peuvent maintenant à peine chasser pour se nourrir. Mais même si les chats peuvent survivre seuls, cela ne signifie pas qu’ils en seraient heureux, surtout s’ils ont déjà vécu dans un foyer rempli d’amour. Prendre soin d’un animal de compagnie vient avec des responsabilités, et il n’est jamais correct d’abandonner son chat lorsqu’on n’en veut plus.

De chats travailleurs à chats domestiques

Pendant des milliers d’années, les chats ont travaillé sur les fermes 农田 et dans les villages afin de contrôler les populations de vermines. Même que certains chats sont encore gardés seulement pour protéger les réserves de nourriture. Mais dans les pays développés, la plupart des félins sont maintenant considérés comme des animaux de compagnie. De nos jours, environ un foyer sur quatre possède au moins un chat ! Votre famille en fait-elle partie ?

La pupille du chat décryptée par les scientifiques : dilatées, verticales... toutes les explications

A chaque animal sa forme de pupille. Alors que certains animaux présentent une forme horizontale, la pupille du chat est de forme verticale.

Selon les chercheurs de l'Université de Californie, à Berkeley, cela peut servir à expliquer la nature d’un prédateur ainsi que son mode de chasse.

D’après leur étude, qui a été publiée dans la revue Science Advances, les pupilles à fente verticale seraient davantage fréquentes chez les prédateurs nocturnes. Ceux-là même qui habitués à prendre leurs proies par surprise. Comme c’est donc le cas pour les chats.

Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe scientifique, dirigée par Martin Banks, a analysé 214 espèces animales terrestres prédatrices ou non, et a comparé la forme de leurs pupilles. Ils ont analysé la forme de la pupille de chaque espèce par rapport aux habitudes de chasse de l'animal leur activité, diurne ou nocturne.

Chats et serpents : la même forme de pupille

D’autres animaux comme les serpents partagent cette particularité avec les chats. La forme de leurs pupilles leur permet d’évaluer la profondeur et de mesurer ainsi efficacement la distance qui les sépare de leur cible avant de bondir dessus.

Chez les proies qui sont généralement traquées, les pupilles se ferment à l’inverse à l’horizontale. Comme chez les moutons où les chèvres par exemple. Leur vision est panoramique, leur permettant de détecter rapidement d’éventuels prédateurs et de leur échapper.

Le regard du chat – ainsi que sa vision - n’aura bientôt plus de secret !

Comment les pupilles des chats peuvent-elles passer d’une forme à l’autre ? Pourquoi ce changement ? Et qu’est-ce que cela signifie ? On passe en revue toutes les formes que prennent les yeux de nos matous !

Les pupilles contractées, étroites et verticales du chat

Lorsque votre chat a les pupilles contractées, elles sont étroites et forment un dessin vertical oblong, évoquant des fentes. Les pupilles verticales lui donnent alors des allures félines et sauvages, ressemblant à s’y méprendre aux yeux d’un serpent.

Pour autant, cette forme de pupille est tout à fait normale chez le chat. En effet, elles peuvent se rencontrer à plusieurs occasions :

  • Le chat a les pupilles étroites et verticales dues à un excès de lumière, il contracte ses pupilles pour éviter une entrée excessive de lumière, qui l’éblouirait purement et simplement,
  • Le chat a les pupilles contractées en réaction à une émotion telle que la peur ou le plaisir, mais aussi parce qu’il est en phase de chasse et se prépare à attaquer une mouche, une souris, ou simplement vos doigts de pieds !

Vous l’aurez compris, la pupille du chat peut changer de taille (comme celle de l’humain), mais également de forme, pour s’adapter à la lumière ou indiquer leur statut de prédateur.

Le saviez-vous ? Une pupille verticale s’observe chez les prédateurs pour évaluer la distance qui les sépare de leur proie et conserver un champ visuel de qualité quelle que soit la luminosité. En revanche, les herbivores, qui constituent une des proies privilégiées des chats, ont souvent des pupilles horizontales, pour avoir un panorama sur ce qui les entoure et échapper à leur prédateur !

Les pupilles elliptiques, partiellement dilatées du chat

On parle de pupille elliptique lorsque cette dernière n’est ni verticale, ni ronde. Elle est en réalité partiellement dilatée, donnant aux yeux du chat une pupille large dont la forme reste ovale avec une orientation verticale.

Ce type de pupilles se rencontre plus facilement chez le chat lorsque la luminosité est modérée, soit en plein jour avec un ciel couvert, soit à l’aube ou au crépuscule. C’est lors d’une phase de transition que le chat a des pupilles elliptiques, pour s’habituer progressivement à la lumière ou au contraire, à la pénombre.

Bien sûr, les pupilles du chat sont également elliptiques un court instant lorsqu’il passe des pupilles verticales aux pupilles rondes, et vice versa.

Le saviez-vous ? Le chat, en comparaison à l’humain, a des yeux proportionnellement plus gros. Cet avantage de taille lui confère un champ de vision de 280 degrés, alors qu’il n’est que de 180 degrés chez l’homme.

Les pupilles dilatées ou rondes du chat

Les pupilles du chat sont parfaitement rondes lorsqu’elles sont complètement dilatées. Cette forme d’yeux rend votre félin immédiatement plus sympathique, car elle n’évoque pas un animal sauvage, et lui donne un regard beaucoup plus doux.

Mais ne vous y fiez pas, il reste bien un prédateur sous ce regard d’ange. En effet, ses pupilles sont complètement dilatées, simplement pour l’une des raisons suivantes :

  • La lumière est très peu présente, le chat ouvre alors totalement ses pupilles pour améliorer sa vision nocturne,
  • Il est très excité, ou au contraire très effrayé, seule une observation de son environnement et de son action vous permettra de déterminer le phénomène à l’origine de la dilatation totale de ses pupilles.

Dans la plupart des cas, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter lorsque votre chat a les pupilles rondes et dilatées, c’est une réaction physiologique normale correspondant soit à la lumière, soit à son état du moment.

Le saviez-vous ? Certaines races de chat ont les pupilles plus rondes que d’autres, à moins que ce ne soit qu’un effet d’optique dû à leurs yeux plus grands que la moyenne. Citons le British Shorthair, le Persan, le Scottish Fold, l’Ocicat et le Singapura.

Les pupilles de taille et / ou de forme différentes chez le chat

Il s’agit là d’un signe d’alerte vétérinaire. Si vous constatez que votre chat a une pupille plus grande que l’autre, il s’agit d’une anisocorie, souvent accompagnée d’un mal-être oculaire. Ainsi, vous constaterez d’autres symptômes comme un grattage des yeux, des yeux rougis ou bleuis, des écoulements oculaires, une apathie, etc.

Ces symptômes peuvent annoncer une maladie des yeux plus ou moins graves, comme une inflammation de l’œil, une maladie de la rétine, un glaucome, un ulcère de la cornée, etc. Mais il peut aussi s’agit d’une leucose féline, d’une tumeur ou d’un cancer, ou encore d’une lésion cérébrale.

Pourquoi pensons-nous que les chats sont hostiles ?

BBC Future vous a apporté des histoires approfondies et rigoureuses pour vous aider à traverser la crise actuelle , mais nous savons que ce n'est pas tout ce que vous voulez lire. Alors, maintenant, nous dédions une série pour vous aider à vous évader. Nous reviendrons sur nos fonctionnalités les plus populaires des trois dernières années dans nos Lockdown Longreads .

Vous trouverez tout, de l'histoire de la plus grande mission spatiale du monde à la vérité sur la question de savoir si nos chats nous aiment vraiment , la chasse épique pour traduire en justice les pêcheurs illégaux et la petite équipe qui ramène à la vie des chars de la Seconde Guerre mondiale enterrés depuis longtemps. . Ce que vous ne trouverez pas, c'est une référence à, eh bien, vous-savez-quoi. Prendre plaisir.

Les chiens semblent presque biologiquement incapables de cacher leurs humeurs intérieures - traînant, reniflant, remuant la queue des indices de contentement, de nervosité ou de joie pure et sans fioritures. Malgré ce que le célèbre tableau pourrait vouloir vous dire, les chiens seraient de terribles joueurs de poker . Nous captons trop facilement leurs signaux.

Les chats ont également un langage corporel sophistiqué - leurs humeurs sont signalées par des contractions de la queue, une fourrure ébouriffée et la position des oreilles et des moustaches. Un ronronnement signale généralement (mais pas toujours) de la convivialité ou du contentement. Il s'agit généralement d'une méthode fiable pour déterminer si le chat est en mode amical ou s'il vaut mieux le laisser seul.

Bien que nous puissions raisonnablement être sûrs du lien d'un chien avec nous, malgré les milliers d'années que les chats domestiques nous ont tenu compagnie, ils souffrent toujours d'une mauvaise image de presse. L'indépendance que beaucoup voient comme un bonus est perçue par d'autres comme une distance ou un égoïsme. Leurs détracteurs affirment qu'ils ne montrent vraiment de l'affection que lorsqu'un bol de nourriture est vide.

Les propriétaires de chats prétendront que tout cela n'a aucun sens, bien sûr, et que leur lien avec leur chat est aussi fort que celui de n'importe quel propriétaire de chien. Mais pourquoi cette image du chat distant et hostile demeure-t-elle ? Et y a-t-il une part de vérité là-dedans ?

À tout le moins, l'image du chat "indépendant" lui a fait peu de mal en termes de popularité en tant qu'animal de compagnie. On pense qu'il y a jusqu'à 10 millions de chats domestiques au Royaume-Uni seulement. Environ 25% des ménages étaient censés avoir au moins un chat lorsqu'une étude a été entreprise en 2012.

Un indice sur l'image du chat peut provenir de la façon dont il a été domestiqué en premier lieu. C'était un processus beaucoup plus graduel que celui des chiens - et les chats étaient vraiment aux commandes. Les premiers chats domestiques ont commencé à apparaître dans les villages néolithiques du Moyen-Orient il y a environ 10 000 ans. Ils ne dépendaient pas de leurs premiers hôtes humains pour se nourrir – ils étaient encouragés à aller le chercher eux-mêmes, protégeant ainsi les récoltes et les réserves de nourriture des rats et autres vermines. Notre relation avec eux était, dès le départ, un peu plus à distance que les chiens, qui nous aidaient à chasser et comptaient sur les humains pour une part du butin. ( Découvrez pourquoi les chats et autres animaux de compagnie pourraient détenir la clé de la crise de l'obésité. )

Les chiens et les humains sont très similaires et vivent ensemble depuis longtemps. D'une certaine manière, cela a été une co-évolution - Karen Hiestand

Le chat qui peut être actuellement recroquevillé sur votre canapé ou qui vous regarde de son point de vue au-dessus de la bibliothèque partage bon nombre de ses instincts avec celui de ses ancêtres pré-domestiques - le désir de chasser, de patrouiller le territoire, de le protéger de autre chat ; ils sont beaucoup plus proches de leur ancien moi que les chiens. Notre apprivoisement des chats ne les a que partiellement retirés de la nature.

"La plupart du temps, c'est juste une incompréhension humaine de l'espèce", explique Karen Hiestand, vétérinaire et administratrice d' International Cat Care . "Les chiens et les humains sont très similaires et vivent ensemble depuis longtemps. D'une certaine manière, il s'agit d'une co-évolution. Avec les chats, c'est beaucoup plus récent. Ils viennent d'un ancêtre solitaire qui n'est pas une espèce sociale.

Le chat sauvage africain dont nous avons domestiqué nos chats domestiques, Felis lybica , a tendance à mener une vie solitaire, se rencontrant principalement au moment de l'accouplement. « Les chats sont le seul animal asocial qui a été domestiqué. Tous les autres animaux que nous avons domestiqués ont un lien social avec les autres membres de leur espèce. »


Lorsque les chats ont leurs besoins de base tels que la nourriture et la litière pris en charge, ils sont plus susceptibles de rechercher de la compagnie

Étant donné que les chats sont une telle exception parmi les animaux avec lesquels nous vivons, il n'est pas étonnant que nous ayons mal compris leurs signaux.

"Parce qu'ils sont tellement autodéterminés et peuvent prendre soin d'eux-mêmes, les chats deviennent de plus en plus populaires", explique Hiestand. « Mais si le style de vie leur convient, c'est une autre question. Les humains s'attendent à ce que les chats soient comme nous et comme les chiens. Et ils ne le sont pas.

La recherche sur les émotions et la sociabilité des chats a longtemps pris du retard sur celle des chiens, mais ces derniers temps, elle s'est accélérée. Une grande partie en est à ses débuts, mais des recherches ont déjà montré que la sociabilité des chats envers les humains est un spectre assez compliqué.

"C'est très variable, dicté par la génétique, et la partie sociabilité peut provenir de ce qu'ils vivent au cours des six ou huit premières semaines. S'ils ont des expériences positives au début de leur vie, ils vont probablement aimer les humains et vouloir passer du temps avec nous.

Tout comme les chiens, les chats communiquent beaucoup avec leur corps plutôt que par le son

Même la domestication des chats elle-même est un spectre. Les animaux sauvages errants se cachent ou fuient souvent les humains, se comportant bien plus comme leurs ancêtres sauvages. Dans des endroits comme la Méditerranée et le Japon, des colonies de «chats communautaires» prospèrent dans les villages de pêcheurs, assez amicaux pour se faire plaisir avec les habitants qui les nourrissent. À Istanbul, par exemple, les chats semi-errants sont nourris et soignés par les habitants, et sont devenus partie intégrante de l'identité de la ville, donnant même naissance à un film documentaire récent .

Ensuite, il y a les chats qui vivent avec nous, mais même ce sous-ensemble est un spectre ; certains gardent une distance relative, tandis que d'autres prospèrent positivement avec la compagnie humaine. ( Découvrez si votre chat vous contrôle. )

Donc, si nous voulons un lien fort avec nos chats, à quoi devons-nous faire attention ?

Tout comme les chiens, les chats communiquent beaucoup avec leur corps plutôt que par le son. "Je pense qu'il est beaucoup plus difficile pour les gens de lire leur langage corporel que pour les chiens", déclare Kristyn Vitale, chercheuse au doctorat qui étudie le comportement des chats . Ce n'est pas forcément la faute du chat.

Une caractéristique vitale a peut-être permis aux chiens de passer les chats à notre affection. Une étude de l'Université de Portsmouth a révélé que les chiens ont appris à imiter les expressions des nourrissons , ce qui déclenche un désir de nourrir chez leurs propriétaires humains. Le changement semble avoir été le développement d'un muscle qui soulève le sourcil intérieur - et ce n'est pas quelque chose que l'on trouve chez leurs ancêtres loups. "Les yeux de chiot" ne sont pas seulement un cliché, c'est une astuce évolutive qui a renforcé le lien entre les chiens et les humains.

La mauvaise nouvelle pour les chats ? Ils manquent de ce muscle. En conséquence, les regards des chats peuvent sembler froids et hostiles, et deux chats qui se regardent peuvent souvent être un prélude à des coups de poing. Mais un regard clignotant lent – ​​celui que votre chat vous lance probablement de l'autre côté de la pièce – est tout autre chose ; c'est leur façon d'exprimer l'amour. Même tourner la tête d'un côté n'est pas nécessairement dédaigneux, mais un signe de leur relaxation.

Vitale attire l'attention sur son étude à l'Oregon State University , dans laquelle des chats et des chiens ont été laissés dans une pièce par leur propriétaire, le propriétaire revenant soudainement quelque temps plus tard. "Une chose intéressante est que la majorité des chats qui étaient en sécurité avec leurs propriétaires, à leur retour, les saluaient et retournaient explorer la pièce, avec de petits moments de retour. Les chiens ont fait la même chose », dit Vitale. "Si le chien a couru dans la pièce, joué avec des jouets et revenant parfois vers le propriétaire, nous ne nous inquiéterions pas autant." Les chercheurs ont appelé cet « attachement sécurisé » – le calme lorsque le propriétaire revient, suggérant un lien émotionnel fort.

Les chats détendus sont plus susceptibles de vouloir se faire des amis

"Le biais d'attente des humains pour l'animal a un impact sur leur comportement", explique Vitale. En essayant de forcer les chats à se comporter davantage comme des chiens – en nous comblant d'attention – nous essayons de les éloigner de leur comportement naturel.

Hiestand dit que notre incapacité historique à voir le tempérament des chats comme différent de celui des chiens fait partie du problème. Même les experts avec des années de formation ne sont pas à l'abri. "Je suis allée à une conférence en 2007 et je me suis sentie complètement idiote", dit-elle. "Il y avait toutes ces informations de base sur les chats que je ne connaissais pas, comme le fait qu'ils aiment leur eau et leur nourriture dans des endroits séparés. Cette recherche est assez nouvelle, mais une fois que vous avez l'humilité que ce que vous pensiez savoir à leur sujet est faux, vous commencez à apprendre des choses intéressantes.

Prenez la façon dont les chats se frottent contre leurs propriétaires. Autrefois, cela était considéré comme une sorte de marqueur de territoire, comme les chats sauvages pouvaient le faire sur les arbres ou d'autres points de repère sur leur territoire. Mais quand ils le font sur les gens, c'est généralement un signe d'affiliation - le chat transfère son odeur sur votre peau, et en même temps transfère la vôtre sur sa fourrure. C'est ce que font les chats sauvages avec les autres chats avec lesquels ils sont alliés. C'est une manière de créer un « parfum commun » qui distingue l'ami de l'ennemi.

En fin de compte, dit Hiestand, une chose est essentielle : les chats détendus sont plus susceptibles de vouloir se faire des amis. "Ils veulent leur eau et leur nourriture et leurs arrangements de sommeil et leur bac à litière juste, et quand ils ont raison, ils peuvent commencer à explorer ces liens sociaux."

Ainsi, la prochaine fois que vous rentrerez à la maison pour trouver un chat qui vous surveille tranquillement depuis le canapé, ou qui bâille paresseusement alors qu'il avance dans le couloir, ne soyez pas déçu. À leur manière discrète, ils vous font savoir que c'est bon de vous voir.