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里尔克《秋日》的法文版 Jour d'automne

 
里尔克《秋日》法语版

Jour d'automne

Seigneur : il est temps. L’été fut très grand.
Étend tes ombres sur les heures de soleil,
et sur les guérets, délivre les vents.
Ordonne aux derniers fruits d’être pleins
Donne-leur encore deux jours façon sud
Tire-les jusqu’à la plénitude et traque
Les dernières douceurs dans les vins lourds
Qui lors n’a de demeure, ne s’en bâtira plus
Qui lors est seul, le restera longtemps
Veillera, lira, écrira de longues lettres
Et tourmenté ici et là dans les allées
Traboulera Lorsque les feuilles volettent.

Jour d'automne

Seigneur, il est temps. Le bel été fut long. 
主啊,时机已到。夏日曾如此壮美而漫长。
Pose ton ombre sur les cadrans solaires, 
把你的阴影投射在日晷上,
et sur les plaines lâche les vents. 
让风在平原上驰骋。
Fais que les derniers fruits soient mûrs; 
让最后的果实成熟;
donne-leur encore deux jours de midi plus chaud, 
再给它们两天南方般的暖阳,
pousse-les vers leur perfection et chasse
催促它们圆满,并将
la dernière douceur dans le vin lourd. 
最后的甜美驱入浓郁的酒浆。
Qui n'a pas de maison maintenant, n'en bâtira plus. 
谁若此刻无房,就再也不会建筑。
Qui est seul maintenant, le restera longtemps, 
谁若此刻孤独,就将永远孤独,
il veillera, lira, écrira de longues lettres 
他将醒着,读着,写着长信
et dans les allées, il errera inquiet, 
在林荫道上,他将不安地徘徊,
de-ci, de-là, quand les feuilles tourbillonnent. 
到处游荡,当落叶在风中旋转。

德语原文《秋日》

Herbsttag–Rainer Maria Rilke(1875-1926)
Herr: es ist Zeit. Der Sommer war sehr groß.
Leg deinen Schatten auf die Sonnenuhren,
und auf den Fluren laß die Winde los.
Befiehl den letzten Früchten voll zu sein;
gieb ihnen noch zwei südlichere Tage,
dränge sie zur Vollendung hin und jage
die letzte Süße in den schweren Wein.
Wer jetzt kein Haus hat, baut sich keines mehr.
Wer jetzt allein ist, wird es lange bleiben,
wird wachen, lesen, lange Briefe schreiben
und wird in den Alleen hin und her
unruhig wandern, wenn die Blätter treiben.

《秋日》冯至翻译

主啊!是时候了。夏日曾经很盛大。
把你的阴影落在日晷上,
让秋风刮过田野。
让最后的果实长得丰满,
再给它们两天南方的气候,
迫使它们成熟,
把最后的甘甜酿入浓酒。
谁这时没有房屋,就不必建筑,
谁这时孤独,就永远孤独,
就醒着,读着,写着长信,
在林荫道上来回
不安地游荡,当着落叶纷飞。

《秋日》绿原翻译

主啊,是时候了。夏日何其壮观。
把你的影子投向日晷吧,
再让风吹向郊原。
命令最后的果实饱满成熟;
再给它们偏南的日照两场,
催促它们向尽善尽美成长,
并把最后的甜蜜酿进浓酒。
谁现在没有房屋,再也建造不成。
谁现在单身一人,将长久孤苦伶仃,
将醒着,读着,写着长信
将在林荫小道上心神不定
徘徊不已,眼见落叶飘零。

《秋日》北岛翻译

主呵,是时候了。夏天盛极一时,
把你的阴影置于日晷上,
让风吹过牧场。
让枝头最后的果实饱满;
再给两天南方的好天气,
催它们成熟,把
最后的甘甜压进浓酒。
谁此时没有房子,就不必建造,
谁此时孤独,就永远孤独,
就醒来,读书,写长长的信,
在林荫路上不停地
徘徊,落叶纷飞。

Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c'est de survivre.

Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c'est de survivre.

哪有甚麽勝利可言,挺住意味著一切。

Il fait froid - Victor Hugo

coeur-froid

L’hiver blanchit le dur chemin

Tes jours aux méchants sont en proie.

La bise mord ta douce main ;

La haine souffle sur ta joie.


La neige emplit le noir sillon.

La lumière est diminuée…

Ferme ta porte à l’aquilon !

Ferme ta vitre à la nuée !


Et puis laisse ton cœur ouvert !

Le cœur, c’est la sainte fenêtre.

Le soleil de brume est couvert ;

Mais Dieu va rayonner peut-être !


Doute du bonheur, fruit mortel ;

Doute de l’homme plein d’envie ;

Doute du prêtre et de l’autel ;

Mais crois à l’amour, ô ma vie !


Crois à l’amour, toujours entier,

Toujours brillant sous tous les voiles !

A l’amour, tison du foyer !

A l’amour, rayon des étoiles !


Aime, et ne désespère pas.

Dans ton âme, où parfois je passe,

Où mes vers chuchotent tout bas,

Laisse chaque chose à sa place.


La fidélité sans ennui,

La paix des vertus élevées,

Et l’indulgence pour autrui,

Eponge des fautes lavées.


Dans ta pensée où tout est beau,

Que rien ne tombe ou ne recule.

Fais de ton amour ton flambeau.

On s’éclaire de ce qui brûle.


À ces démons d’inimitié

Oppose ta douceur sereine,

Et reverse leur en pitié

Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.


La haine, c’est l’hiver du cœur.

Plains-les ! mais garde ton courage.

Garde ton sourire vainqueur ;

Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !


Garde ton amour éternel.

L’hiver, l’astre éteint-il sa flamme ?

Dieu ne retire rien du ciel ;

Ne retire rien de ton âme !

L’onde

Une poésie publiée en 1873, un vrai jeu poétique

L'onde

Suit,

Fuit,

Gronde.

 

Monde

Luit,

Nuit,

Fronde.

 

Sort

Mord

L'homme,

 

Toi

Comme

Moi.

Abîme - L'Homme | Victor Hugo

Je suis l'esprit, vivant au sein des choses mortes.

Je sais forger les clefs quand on ferme les portes ;

Je fais vers le désert reculer le lion ;

Je m'appelle Bacchus, Noé, Deucalion ;

Je m'appelle Shakspeare, Annibal, César, Dante ;

Je suis le conquérant ; je tiens l'épée ardente,

Et j'entre, épouvantant l'ombre que je poursuis,

Dans toutes les terreurs et dans toutes les nuits.

Je suis Platon, je vois ; je suis Newton, je trouve.

Du hibou je fais naître Athène, et de la louve

Rome ; et l'aigle m'a dit : Toi, marche le premier !

J'ai Christ dans mon sépulcre et Job sur mon fumier.

Je vis ! dans mes deux mains je porte en équilibre

L'âme et la chair ; je suis l'homme, enfin maître et libre !

Je suis l'antique Adam ! j'aime, je sais, je sens ;

J'ai pris l'arbre de vie entre mes poings puissants ;

Joyeux, je le secoue au-dessus de ma tête,

Et, comme si j'étais le vent de la tempête,

J'agite ses rameaux d'oranges d'or chargés,

Et je crie : " Accourez, peuples ! prenez, mangez ! "

Et je fais sur leurs fronts tomber toutes les pommes ;

Car, science, pour moi, pour mes fils, pour les hommes,

Ta sève à flots descend des cieux pleins de bonté,

Car la Vie est ton fruit, racine Éternité !

Et tout germe, et tout croît, et, fournaise agrandie,

Comme en une forêt court le rouge incendie,

Le beau Progrès vermeil, l'oeil sur l'azur fixé,

Marche, et tout en marchant dévore le passé.

Je veux, tout obéit, la matière inflexible

Cède ; je suis égal presque au grand Invisible ;

Coteaux, je fais le vin comme lui fait le miel ;

Je lâche comme lui des globes dans le ciel.

Je me fais un palais de ce qui fut ma geôle ;

J'attache un fil vivant d'un pôle à l'autre pôle ;

Je fais voler l'esprit sur l'aile de l'éclair ;

Je tends l'arc de Nemrod, le divin arc de fer,

Et la flèche qui siffle et la flèche qui vole,

Et que j'envoie au bout du monde, est ma parole.

Je fais causer le Rhin, le Gange et l'Orégon

Comme trois voyageurs dans le même wagon.

La distance n'est plus. Du vieux géant Espace

J'ai fait un nain. Je vais, et, devant mon audace,

Les noirs titans jaloux lèvent leur front flétri ;

Prométhée, au Caucase enchaîné, pousse un cri,

Tout étonné de voir Franklin voler la foudre ;

Fulton, qu'un Jupiter eût mis jadis en poudre,

Monte Léviathan et traverse la mer ;

Galvani, calme, étreint la mort au rire amer ;

Volta prend dans ses mains le glaive de l'archange

Et le dissout ; le monde à ma voix tremble et change ;

Caïn meurt, l'avenir ressemble au jeune Abel ;

Je reconquiers Éden et j'achève Babel.

Rien sans moi. La nature ébauche ; je termine.

Terre, je suis ton roi.

Ivresse sous l'ombrage des fleurs 醉花阴(法文版)

Ivresse sous l'ombrage des fleurs

[Song] Li Qing Zhao

Brume légère, nuages épais

Tristesse tout le long du jour

parfum de l'encens

fête de l'automne

fraîche fraîcheur de minuit

à travers la moustiquaire

et jusque sur l'oreiller de jade

Boire du vin au crépuscule

dans le jardin de l'est

la manche de ma robe

embaume un doux secret

le vent de l'ouest agite 摇动 le store

la tige d'un chrysanthème 🌼 jaune

n'est pas plus mince que je ne suis

薄雾浓云愁永昼,瑞脑销金兽。

佳节又重阳,玉枕纱厨,半夜凉初透。

东篱把酒黄昏后,有暗香盈袖。

莫道不销魂,帘卷西风,人比黄花瘦。

Nomade

NOMADE

La porte qui ne s'ouvre pas 

La main qui passe 

Au loin un verre qui se casse 

La lampe fume 

Les étincelle qui s'allument 

Le ciel est plus noir 

Sur les toits 

Quelques animaux 

sans leur ombre 

Un regard 

Une tache sombre

视频阅读

《游荡》汉语翻译

门没开 

手穿过

避开破碎玻璃

路灯冒烟 

微光泛起

天愈发黑了

屋顶上的天空 

游荡的生灵

没有影子

是谁凝视

我这斑驳的暗影