Une voiture mal garée…
Une voiture mal garée…
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La mère de Julie ouvre la porte de son pavillon. Julie entre. |
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Mme Prévost |
Mais qu’est-ce qui t’arrive, ça fait deux heures qu’on t’attend ! |
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Julie |
Je sais, maman, ce n’est pas de ma faute, je suis désolée. |
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Julie et sa mère s’embrassent. |
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Mme Prévost |
Tu ne pouvais pas téléphoner ? |
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Julie |
Non. D’où j’étais, je ne pouvais pas. |
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Mme Prévost |
Où étais-tu ? |
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M. Prévost embrasse sa fille. |
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Julie |
Au commissariat. |
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M. Prévost |
Au commissariat ! Mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? Rien de grave, j’espère ! |
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Julie |
En fait… je n’étais plus au commissariat. J’étais à la fourrière… pour récupérer la voiture. |
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M. Prévost |
La fourrière ! Bravo ! |
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Mme Prévost |
Bon. Allez, enlève ton manteau. Assieds-toi. Et raconte-nous. Tu veux boire quelque chose ? |
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Julie enlève son manteau. |
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Julie |
Plus tard, maman. |
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Julie et ses parents s’assoient dans le salon. |
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Julie |
Cet après-midi, on était à Saint-Germain-des-Prés avec mon amie Violaine. Il y avait beaucoup de monde. J’ai trouvé une place, mais la voiture débordait sur le passage piétons. |
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M. Prévost |
À Saint-Germain-des-Prés, en voiture, un samedi après-midi ! Tu ne pouvais pas choisir un autre jour ? |
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Mme Prévost |
On ne peut pas faire les courses en semaine quand on travaille. |
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Julie |
Merci, maman, c’est gentil de me défendre. |
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M. Prévost |
Je ne t’accuse pas… Mais enfin… Ta mère te prête sa voiture pour quelques jours et… |
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Mme Prévost |
(lui coupant la parole) N’en fais pas un drame. Ça peut arriver ! |
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M. Prévost |
Je sais. D’ailleurs, ça t’est déjà arrivé. Mais je te fais remarquer que, moi, je n’ai jamais eu de problème en trente-cinq ans. |
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Mme Prévost |
Toi, toi, toi… Toujours à donner des leçons ! Bon. Il est tard, alors on se calme et on passe à table. |
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M. Prévost |
(à Julie) Ce soir, où est-ce que tu l’as garée ? |
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Julie |
Devant le garage des Bourgoin. C’est la seule place que j’ai trouvée. Et puis, ils n’ont jamais eu de voiture, alors… |
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M. Prévost |
Alors… donne-moi tes clefs. Je vais la changer de place. |
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Julie donne les clefs à son père. Il s’en va. Julie reste seule avec sa mère. |
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Mme Prévost |
Allez, mets-toi à table. |
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Julie |
Je n’ai plus faim. |
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Mme Prévost |
Tu connais ton père. Ça fait vingt-cinq ans qu’il râle. Il râlait déjà le jour de notre mariage. Mais il n’est pas méchant. Tu ne veux toujours rien boire ? |
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Julie |
(en souriant) Si, un peu d’eau, s’il te plaît. |
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Julie |
Il est tard. Bon, je vais rentrer. |
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Mme Prévost |
Non, tu es fatiguée. Couche plutôt ici. Il y a longtemps que tu n’as pas dormi dans ta chambre. |
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M. Prévost |
Ta mère a raison. Ça nous fait plaisir. |
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Julie |
D’accord. Je n’ai pas le courage de reprendre la voiture. |
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Le lendemain matin, Julie arrive près de la voiture. Elle voit une contravention sur le pare-brise ! Elle lève la tête. La voiture est garée juste sous un panneau d’interdiction de stationner. |
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Julie |
Papa ! |
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