1re PARTIE LE MARCHÉ À LA BROCANTE
À Nice. Bernard et Corinne marchent sur le cours Saleya où se tient un marché à la brocante. | ||
Corinne | Je suis heureuse que cette histoire de rivalité dont on a trop parlé soit terminée. | |
Bernard | Moi aussi, Il n’est pas méchant, ce Duval. Il est même plutôt sympathique. Il ne savait plus quoi faire pour se racheter. Il m’a même promis de me faire une surprise. | |
Corinne | Il t’en a déjà fait une ! | |
Bernard | Oh, allez ! Pas de mauvais esprit. | |
Corinne | Tu as raison… | |
Corinne et Bernard voient un tableau sur un étal de brocanteur et font quelques commentaires. | ||
Corinne | Oh… Tu aimes les mélanges de couleur de ce tableau ? | |
Bernard | Ça me paraît un peu criard. | |
Corinne | Je ne suis pas tout à fait d’accord, mais c’est vrai, je n’aime pas ces grosses taches jaune citron et ces grands coups de pinceau marron. Il y a pourtant de bons peintres, hein, dans la région. | |
Bernard | Dis donc, tu n’aurais pas une idée derrière la tête par hasard ? | |
Corinne | Oh, j’en ai plus d’une… | |
Bernard | D’accord. Mais, tu pourrais me dire à quoi tu penses. | |
Ils reprennent leur promenade tout en continuant la discussion. | ||
Corinne | Tu sais, le peintre dont je t’ai parlé, il m’a téléphoné. | |
Bernard | Lequel ? Tu m’as parlé de deux peintres. | |
Corinne | Celui dont tu trouves la peinture assez difficile à comprendre. | |
Bernard | Ah, oui… Qu’est-ce qu’il voulait ? | |
Corinne | Oh, il m’a demandé si on pouvait exposer quelques-unes de ses toiles dans la salle du restaurant. | |
Bernard | Hum… Et qu’est-ce que tu lui as répondu ? | |
Corinne | Je lui ai dit que.. on essaierait d’organiser une petite exposition, avec un vernissage auquel assisteraient nos amis et nos clients. Et, en plus, on pourrait peut-être utiliser les listes d’invitation du syndicat d’initiative. Mais, bien sûr, je voulais t’en parler avant. | |
Bernard | Bien sûr… Alors, il est prévu pour quand, ce vernissage ? | |
Corinne lui prend le bras et le regarde d’un air complice. | ||
Corinne | Dans trois semaines… si tu veux bien, hein… | |