Ouf

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Ouf [uf] interjection

1. ouf [uf] interj.

ÉTYM. 1642; of, 1579; onomatopée.

2. Ouf ['uf] adj. invar.

ÉTYM. V. 1990; verlan de fou.

Marque le soulagement ou le sentiment de chaud, après avoir subi une épreuve difficile ou désagréable, ou la satisfaction d’être délivré d’un fardeau, d’un travail, d’un ennui, d’une charge quelconque.

Et ouf ! Elle pousse un soupir énorme, les deux bras au ciel ! [Louis Ferdinand ], , Gallimard, Paris, 1964

Ouf ! J'ai réussi mon examen.

Ouf ! Il ne m’a pas vue.

Interjection 喔呦!

qui marque la satisfaction d’être délivré d’un fardeau, d’un travail, d’un ennui, d’une charge quelconque. 

Fam., Il n’a pas eu le temps de dire ouf, Il n’a pas eu le temps de prononcer même une simple exclamation.

1. ouf [uf] interj. 

ÉTYM. 1642; of, 1579; onomatopée. 

 1  Vieilli. Interjection qui exprime la douleur soudaine, l'étouffement. 

 1  J'étouffe. Ouf, ouf, la peur m'empêche de parler. 

J.-F. Regnard, le Légataire universel, IV, 8. 

♦ ☑ Il n'a pas eu le temps de dire, de faire ouf : il n'a pas eu le temps de prononcer un mot, de pousser une simple exclamation. || Sans dire, sans faire ouf. 

 1.1  Généralement, il est vrai, les nouveautés dont on s'alarme se passent fort bien. Les républicains les plus sages pensaient qu'il était fou de faire la séparation de l'Église. Elle a passé comme une lettre à la poste. Dreyfus a été réhabilité, Picquart ministre de la guerre, sans qu'on crie ouf. Pourtant que ne peut-on pas craindre d'un surmenage pareil à celui d'une guerre ininterrompue pendant plusieurs années ! 


Proust, le Temps retrouvé, Pl., t. III, p. 797. 


 2  Bon Dieu ! un homme ne peut pas crever comme un rat, pour rien et sans faire ouf. 


Sartre, Morts sans sépulture, I, 1. 


 2.1  (…) parlant vite, s'embrouillant et se débrouillant au hasard, sans faire ouf, avec une étourdissante facilité. 


Kateb Yacine, Nedjma, p. 163-164. 


 2  Mod. Interjection exprimant le soulagement qui succède à un travail pénible, à un désagrément, à une impression d'étouffement ou d'oppression. || Ouf ! enfin, on respire. || Ouf ! bon débarras. — N. m. || Pousser un ouf, des ouf de soulagement. 


 3  Enfin, il m'est permis de proférer l'irrésistible ouf ! que lâche avec tant de bonheur tout simple mortel, non privé de sa rate et condamné à une course forcée, quand il peut se jeter dans l'oasis de repos tant espérée depuis longtemps. 


Baudelaire, les Curiosités esthétiques, IX, X. 


 4  La radio m'a informé que tous les oiseaux étaient foutus dans les îles sanctuaires et je me suis senti mieux, comme ça au moins il n'y avait plus rien à faire. On n'avait pas besoin de moi. Ouf. Ça faisait un souci de moins. 


É. Ajar (R. Gary), l'Angoisse du roi Salomon, p. 153.


 ➪ Tableau Principales Interjections



♦ Fam. Fou, folle; qui se comporte de manière étrange, bizarre, peu sensée. || T'es ouf, ou quoi ? || Elle est ouf, cette meuf !

 1  Vx Interjection qui exprime la douleur soudaine, l'étouffement. Mod. Loc. Il n'a pas eu le temps de dire ouf, de réagir, de faire face à  la situation. « Bon Dieu ! un homme ne peut pas crever comme un rat pour rien et sans faire ouf » (Sartre).

◼ Interjection exprimant le soulagement. Ouf ! bon débarras. – loc. Il n'a pas eu le temps de dire ouf, de prononcer un seul mot.

2 OUF adjectif et nom

(verlan de fou)

◼ fam. Fou, folle; très bizarre. T'es ouf ou quoi ? – n. Un vrai ouf, ce type !

 

ouf

interj. ouf [uf] (onomat.)

Exprime le soulagement : 

• Ouf ! Tout s'est bien passé. 

➤➤

FAM. Ne pas laisser à qqn le temps de dire ouf ou de faire ouf, ne pas lui laisser le temps de souffler, de respirer, de dire le moindre mot. 

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