1. bouffe [buf] adj. et n. m. ÉTYM. 1791, adj., scène-buffe; 1807 opéra-bouffe; de l'ital. buffo « plaisant » (d'où opera buffa), de...
1. bouffe [buf] adj. et n. m.
ÉTYM. 1791, adj., scène-buffe; 1807 opéra-bouffe; de l'ital. buffo « plaisant » (d'où opera buffa), de buffone. → Bouffon.
2. bouffe [buf] n. f.
ÉTYM. Av. 1926; bouffe 1611 « gonflement des joues », fin XVIIe, Mme de Sévigné « orgueil, morgue » vient de l'anc. sens de 1. bouffer; déverbal de 2. bouffer.
1. bouffer [bufe] v.
ÉTYM. 1160; d'une rac. onomatopéique *buff- (cf. ital. buffare; → Bouffon) désignant ce qui est gonflé (→ Bouffir).
2. bouffer [bufe] v. tr.
ÉTYM. Mil. XIXe; 1535, Marot, « gonfler ses joues par excès d'aliments »; de 1. bouffer par le moy. franç. bouffard « gros mangeur » et bouffeur, même sens.
Larousse Synonymes
bouffe (synonymes)
nom féminin
(de bouffer)
■ Populaire
■ Nourriture SYN : bouffetance
bouffer (synonymes)
verbe intransitif
(onomatopée buff,, évoquant quelque chose de gonflé)
■ Avoir du volume, être comme gonflé d'air SYN : bomber, cloquer CONTR : coller, retomber, s'aplatir
bouffer (synonymes)
verbe transitif
(de bouffer)
■ Populaire
■ Manger. SYN : bâfrer (populaire), se goinfrer (familier), s'empiffrer (familier) CONTR : jeûner
新法汉
bouffe1[buf]
a.
滑稽的
opéra ~
滑稽歌剧
— n.m.
pl. B~s 旧时对巴黎意大利剧院的一种称呼
bouffe2[buf]
n.f.
〈口语〉
1 吃
C'est l'heure de la ~.
吃饭时间到了。
2 〈口语〉吃的, 饭菜
faire la ~
做饭, 做吃的
3 〈引申义〉一顿饭
On se fait une petite ~.
咱们弄顿饭吃吃。
bouffer[bufe]
bouffer 的动词变位
v.i.
1 鼓起, 膨起, 松开
une jupe qui bouffe
鼓起来的裙子
faire ~ ses cheveux
把头发梳得蓬松
2 〈口语〉贪婪地吃, 狼吞虎咽;吃
~ au resto
上餐厅吃饭
On a rien à ~.
我们什么吃的都没有。
— v.t.
1 〈口语〉贪婪地吃;吃
Il bouffe de la viande à tous les repas.
他每顿饭都要吃肉。
avoir envie de ~ qn
恨不得把某人吃掉
~ du curé
痛恨教士
2 〈口语〉耗费, 消耗
une voiture qui bouffe de l'huile
一辆耗油的车子
~ du kilomètre
〈转义〉驱车跑许多路
3 完全占有
Ça me bouffe tout mon temps.
这占了我全部时间。
se laisser ~ par qn
完全听命于某人
— se ~ v.pr.
se ~ le nez 吵架
拉鲁斯法汉双解
bouffe
nom féminin
fam
1. (nourriture)
饭菜 [fàncài]
faire OU préparer la bouffe
做饭 [zuòfàn]
2. (repas)
une bouffe
一顿饭 [yí dùn fàn]
se faire une bouffe
一块儿吃顿饭 [yíkuàir chī dùn fàn]
bouffer
verbe intransitif Conjugaison
fam
on a super bien bouffé 我们美美地撮了一顿 [wǒmen méiměi de cuō le yí dùn]
bouffer
verbe transitif Conjugaison
fam
qu'est-ce qu'on bouffe ce soir ? 今晚咱们吃什么? [jīnwǎn zánmen chī shénme?]
FrenchWiktionary 2019 v1.1
bouffe
Plaisant, comique.
Une pièce bouffe.
Jouer les rôles bouffes dans les opérettes, après avoir joué les parents nobles dans la troupe dispersée.
bouffer
Enfler les joues.
Le sac à vent était d’une belle peau, chaussée d’une taie d’indienne rayée bleu et blanc ; et tout le travail était agencé d’une mode si savante, qu’il ne fallait que bouffer bien petitement pour enfler le tout et envoyer un son pareil à un tonnerre.
Se soutenir de soi-même, avoir du volume au lieu de s’aplatir, en parlant de certaines étoffes.
Les hennins affectaient diverses formes; […]. Ces coiffures, qu’on faisait d’étoffes précieuses, de tissus d’or ou d’argent, devaient encadrer la figure, et, bouffant largement aux oreilles, ne pas laisser voir les cheveux. , Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 1868, vol.11, p.9
Gonfler, en parlant de plâtre et pousser en dehors, en parlant d’un mur.
Enfler dans le four par l’effet de la chaleur, en parlant d’un pain.
Souffler une bête tuée pour lui donner l’apparence de volume.
Manger.
Maintenant, il subodorait, d’un groin irrité, le fafiot libérateur, le magique et fastueux billet de cinquante qui permettrait à la maisonnée de bouffer raisonnablement deux ou trois fois dans la semaine.
Ils discutent avec des voix de naufragés jouant à pile ou face lequel bouffera l'autre. , Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , , 2000
Mon bide a fait un gros bruit creux, j'avais une super dalle. En comptant vite fait, je me suis rendu compte que ça faisait bien deux ou trois jours que j’avais rien bouffé. , Les Augustins, J.-C. Lattès, 2014
La lâcheté, ça concerne les choix qu’on fait dans la vraie vie, et dans la vraie vie, je ne me fais pas bouffer par des corbeaux ! , Divergente I, 2011 ; traduit de l’anglais américain par Anne , 2014, p. 212-213
Consommer excessivement.
Cette bagnole bouffe quinze litres aux cent facilement.
Détester, avoir des discours agressifs sur une catégorie sociale.
À la maison, on bouffait du curé.
Accaparer, absorber.
Il se laisse ou se fait bouffer par sa femme, par la politique etc.
Se disputer.
Se bouffer le nez.
法汉汉法词典
音标:[buf]
动词变位提示:bouffe是bouffer的变位形式
adj. Opéra ~ ->opéra
n.f. 食物,饮食
音标:[bufe]
v.i. 鼓起,膨起,松开;吃,吃饭;耗,消耗,耗费
se ~ v.pr. Se ~ le nez 吵架,打架
I v.i.1. 鼓起,膨起,松开:une jupe qui bouffe 鼓起来的裙子
des cheveux qui bouffant 篷松的头发
2. 〔海〕刮风:Il bouffe dur. 〔俗〕风刮得很厉害。
3. 〔民〕贪婪地吃,狼吞虎咽;吃
II v.t.1. 〔民〕贪婪地吃,吃:bouffer des briques 没有什么吃的
bouffer de la boîte ( de la case) 坐牢
avoir envie de bouffer qn 〔转〕恨不得把某人吃掉
bouffer de la tête de cochon 〔转〕腹部挨打
bouffer le nez (le blair, les foies) à qn 〔转〕打某人
2. 〔引〕耗费,消耗:une voiture qui bouffe de l'huile 一辆耗油的车子
bouffer une kilomètre 〔俗〕驱车跑许多路
III se bouffer v.pr. se bouffer le nez 吵架,打架
bouffer
vi刮风
近义词
gonfler
Dictionnaire de l’Académie Française
BOUFFE
adj. des deux genres
Qui est plaisant, comique. Une pièce bouffe. Un acteur bouffe.
Il se disait spécialement d’un Genre de musique et de théâtre importé d’Italie en France. Opéra bouffe.
Il s’employait comme nom pour désigner un Chanteur dans des pièces de ce genre. Aujourd’hui, il est surtout nom propre et désigne les théâtres où elles se jouent. Les Bouffes-Parisiens. Aller aux Bouffes.
BOUFFER
v. intr.
Se soutenir de soi-même et se courber en rond au lieu de s’aplatir, en parlant de certaines étoffes. Une jupe qui bouffe. Du ruban qui bouffe.
En termes de Maçonnerie, il se dit du Plâtre qui gonfle et d’un mur qui pousse en dehors ou qui boucle.
Il se dit également du Pain, lorsqu’il enfle dans le four par l’effet de la chaleur.
Larousse Difficultes
bouffe (difficultés)
adjectif
(italien opera buffa, de buffo, ridicule)
Orthographe
On écrit avec ou sans trait d'union : un opéra-bouffe, un opéra bouffe. - Plur. : des opéras-bouffes, des opéras bouffes.
Larousse Multidico
bouffe
nom féminin
(de bouffer)
Populaire
Nourriture : Ne penser qu'à la bouffe.
Repas.
Synonymes
bouffe
adjectif
(italien opera buffa, de buffo, ridicule)
Se dit d'un opéra de caractère léger par opposition au grand opéra (opera seria).
Difficultés
bouffer
verbe intransitif
(onomatopée buff-, évoquant quelque chose de gonflé)
Avoir du volume, être comme gonflé d'air : Faire bouffer ses cheveux.
Synonymes
Homonymes
bouffer
verbe transitif
(de bouffer)
Populaire
Manger.
Consommer (avec excès) : Une voiture qui bouffe quinze litres aux cent.
Absorber totalement quelque chose, accaparer quelqu'un : Il se laisse bouffer par la politique.
Expressions
Synonymes
Homonymes
Le Grand Robert 2005
1. bouffe [buf] adj. et n. m.
ÉTYM. 1791, adj., scène-buffe; 1807 opéra-bouffe; de l'ital. buffo « plaisant » (d'où opera buffa), de buffone. → Bouffon.
❖
1 Adj. Qui appartient au genre lyrique léger. || Un opéra* bouffe. || Les opéras bouffes d'Offenbach. ⇒ Opérette. — Vieilli. || Une pièce, une scène, un rôle de la musique bouffe. — Par ext. || Un acteur, un chanteur bouffe. ⇒ Bouffon, burlesque, comique.
1 À l'air qui jase d'un ton bouffeUn regret, ramier qu'on étouffe,
Et secoue au vent ses grelotsPar instants mêle ses sanglots.
Th. Gautier, Émaux et Camées, « Clair de lune sentimental ».
1.1 La gaieté même que la musique bouffe sait si bien exciter n'est point une gaieté vulgaire qui ne dit rien à l'imagination (…)
E. Delacroix, Journal 1823-1850, t. I, p. 8.
2 Le burlesque était tantôt un jeu de l'imagination bouffe, tantôt un goût de reproduire avec exactitude les choses triviales.
Émile Faguet, XVIIe s., p. 273.
3 (…) la centième du Roi Mignon, opérette bouffe, en trois actes, à laquelle il avait collaboré anonymement.
Courteline, Messieurs les ronds-de-cuir, III, 3.
2 (1804). N. m. Acteur et chanteur comique, dans un opéra. — Par ext. || Les Bouffes : à l'origine, théâtre italien. || Les Bouffes parisiens.
❖
CONTR. Sérieux.
————————
2. bouffe [buf] n. f.
ÉTYM. Av. 1926; bouffe 1611 « gonflement des joues », fin XVIIe, Mme de Sévigné « orgueil, morgue » vient de l'anc. sens de 1. bouffer; déverbal de 2. bouffer.
❖
1 Fam. Le fait de bouffer, de manger. — La bouffe. || Il ne pense qu'à la bouffe. ⇒ Bâfre (vieilli). || C'est l'heure de la bouffe. || La baise et la bouffe. || « Une parole tonitruante sur les deux mamelles du bonheur dans notre société, le coït et la bouffe » (le Nouvel Obs. 6 août 1973). || Une, des bouffes. || Organiser une grande bouffe. ⇒ Repas; festin; boustifaille, gueuleton, ripaille. || La Grande Bouffe, film de Marco Ferreri. || À la bouffe ! : venez manger !
1 En attendant la bouffe, on ne dit rien. Le type fume paisiblement.
R. Queneau, Zazie dans le métro, Folio, p. 50 (1959).
2 Fam. Aliment qu'on sert aux repas. || Préparer la bouffe. ⇒ Repas; et aussi 2. bouffer (5., subst.). || Il aime la bonne bouffe. ⇒ Cuisine; bouffetance.
2 (…) vous serez malades à crever, avec vos estomacs rétrécis de mendigots qui peuvent plus supporter la bouffe des honnêtes gens.
R. Queneau, le Dimanche de la vie, p. 178.
♦ Aliments. ⇒ Nourriture; becquetance, bouffetance, boustifaille, briffe. || Acheter la bouffe. || Il reste de la bouffe ?
3 Donne-moi ça ! dit Vincent en s'emparant du grand sac de marin qu'Henri hâlait derrière lui : C'est un cadavre ?
— Cinquante kilos de bouffe ! dit Henri. Nadine ravitaille sa famille (…)
S. de Beauvoir, les Mandarins, p. 96.
1. bouffer [bufe] v.
ÉTYM. 1160; d'une rac. onomatopéique *buff- (cf. ital. buffare; → Bouffon) désignant ce qui est gonflé (→ Bouffir).
❖
A V. intr.
1 Vx. Gonfler* ses joues (en signe de mécontentement). Par ext. Manifester de la colère. || Bouffer contre qqn. — REM. On trouve aussi dans l'anc. langue un emploi passif et un participe passé bouffé, signifiant « bouffi » (de colère, d'orgueil). ⇒ 1. Bouffi.
1 Mme de Soubise avait l'air tout bouffé (…)
Saint-Simon, Mémoires, VII, 102.
♦ Vx. Gonfler (II.).
2 Nicole, à qui le gosier bouffe
Dit : Varse (verse) à boire, car j'étouffe…
Vadé, la Pipe cassée, IV, 1 t. III.
♦ Régional et vx (du vent). Souffler avec force.
2 Mod. Se maintenir gonflé (en parlant d'une matière légère, non rigide). || Une jupe, des cheveux qui bouffent.
3 Il (le duc de Bourgogne) avait des cheveux châtains si crépus et en telle quantité qu'ils bouffaient à l'excès (…)
Saint-Simon, Mémoires, 822, 211, in Littré.
4 Leurs longues jupes, bouffant autour d'elles, semblaient des flots d'où leur taille émergeait (…)
Flaubert, l'Éducation sentimentale, II, 2.
5 Admirez. Cette merveille ! Et, s'il vous plaît — tout laine — ce grain, cette qualité ! (Il fit adroitement bouffer et bouillonner l'étoffe entre ses doigts). Hein ?
Francis Carco, les Belles Manières, p. 69.
♦ Techn. (boulang.). || La pâte bouffe, elle gonfle (au four).
♦ Maçonn. || Le plâtre bouffe. || Le mur bouffe. ⇒ Bomber.
3 Mar. Fam. et vx. Souffler*, en parlant du vent. ⇒ Venter. || Ça bouffe dur.
B V. tr. Techn. (boucherie). Souffler la peau d'une bête tuée avant d'écorcher. || Bouffer un veau (⇒ Bouffoir).
❖
CONTR. Creuser (les joues). — Aplatir (s'), coller, tomber.
DÉR. Bouffant, bouffée, 2. bouffer, bouffette, bouffoir.
HOM. Bouffée, 2. bouffer.
————————
2. bouffer [bufe] v. tr.
ÉTYM. Mil. XIXe; 1535, Marot, « gonfler ses joues par excès d'aliments »; de 1. bouffer par le moy. franç. bouffard « gros mangeur » et bouffeur, même sens.
❖
♦ Familier.
1 Manger gloutonnement. ⇒ Bâfrer, boustifailler, empiffrer (s'). || Il a bouffé un kilo de viande en dix minutes. — Plus souvent, en emploi absolu : || Il ne mange pas, il bouffe. || Il bouffe comme un ogre.
1 Le langage populaire confond bouffer avec bâfrer : il bouffe bien, sans doute à cause de la rondeur des joues, quand la bouche est remplie. Mais ce n'en est pas moins une locution rejetée par le bon usage.
Littré, Dict., art. Bouffer.
2 Manger. ⇒ Becqueter, béquiller (argot), boulotter, briffer. || On va bouffer un petit steak frites. || J'ai jamais bouffé de caviar. || Il a tout bouffé. || Il n'y a (y a) plus rien à bouffer. — Bouffer au restaurant, à la cantine. || Viens bouffer chez moi. || Je t'invite à bouffer. ⇒ Déjeuner, dîner.
2 — T'as bouffé ? s'informa-t-elle (…) — Non, dit-il doucement. J'ai pas d'pèze (…)
Francis Carco, Jésus-la-Caille, III, 4, p. 175.
3 Avec ça que je n'ai pas pris seulement le temps de bouffer.
Bernanos, Un mauvais rêve, in Œ. roman., Pl., p. 947.
4 (…) c'est toujours ceux qui travaillent le plus qui bouffent le moins et tout le monde continue à trouver ça très bien.
S. de Beauvoir, les Mandarins, p. 19.
♦ ☑ Loc. Bouffer des briques* : avoir très peu à manger; n'avoir rien à manger. — ☑ Bouffer les pissenlits* par la racine : être mort. — ☑ Bouffer de la vache* enragée. — ☑ Bouffer de la tête de cochon : recevoir un coup dans l'estomac. — ☑ Il a bouffé du lion*.
♦ (Au passif). ☑ Être bouffé aux vers, aux mites, rongé par les insectes (vêtements, etc.) et fig., usé, vieux. — (Sans compl.; choses). Très usé. → Foutu, pourri.
5 Roland abandonne son ouvrage et se lève pour examiner le robinet :
— Le joint est complètement bouffé… Ça peut nous lâcher à n'importe quel moment (…)
J. Becker et J. Giovanni, le Trou (scénario) 1960, in l'Avant-Scène, no 13, p. 31, 1962.
♦ ☑ Loc. métaph. Bouffer du fric, du pognon : dépenser sans compter. || Il bouffe tout son salaire dans l'entretien de sa voiture. ⇒ Claquer. — ☑ Bouffer du curé, du juif : être très hostile au clergé, aux israélites. ☑ Avoir envie de bouffer qqn, être furieux contre lui. || Je l'aurais bouffé ! — ☑ Bouffer le nez, le blair, les foies à qqn, le battre.
♦ Pron. (récipr.). ☑ Se bouffer le nez : se disputer, se battre*.
6 Si on veut se bouffer le nez, c'est jamais les raisons qui manquent, mais si on a plaisir à faire plaisir, on s'aperçoit qu'il y a des braves gens partout.
Pierre Hamp, la Peine des hommes (Moteurs), p. 59.
♦ ☑ Vouloir tout bouffer : être d'une ambition extrême; avoir des désirs immodérés.
3 Fig. (Compl. n. de personne). Absorber totalement; accaparer. ⇒ Boulotter, dévorer. || Son travail le bouffe complètement. || Se laisser bouffer par l'argent, l'alcool, le jeu, la politique. || Il se laisse bouffer par ses enfants. — Le petit commerce ne se laissera pas bouffer par les grandes surfaces. — (Compl. n. de chose). || Ses livres bouffent toute la place dans son appartement. || (Une annonce) « bouffait la moitié de la page » (P. Mertens, Nécrologies, p. 39). || Ce travail bouffe tout son temps.
4 Fam. Consommer (machine). || Une voiture qui bouffe dix litres aux cent (kilomètres). || La machine bouffe trop d'huile.
♦ ☑ Bouffer du kilomètre, des kilomètres : rouler beaucoup en voiture.
7 Tout à l'heure pensait-il, on causera d'homme à homme, mais avant ça, t'auras bouffé du kilomètre. Je m'appelle plus mon nom si je te tiens pas dans les brancards jusqu'à la fin.
M. Aymé, le Vin de Paris, « Traversée de Paris », p. 44.
5 Subst. Rare. || Le bouffer : la bouffe*.
8 La femme avait préparé le bouffer (…) L'enfant somnolait sous la lampe attendant le bouffer.
R. Queneau, le Chiendent, p. 10 (1932).
❖
CONTR. Jeûner. — Accorder (s'), entendre (s').
DÉR. Bouffable, bouffage, 2. bouffe, bouffetance, bouffeur.
HOM. Bouffée, 1. bouffer.
Le Petit Robert 2007
2. bouffe [buf] nom féminin
étym. avant 1926; autre sens XVIIe; de bouffer
v
■ Fam.
1 Le fait de bouffer, de manger. Il ne pense qu'à la bouffe. C'est l'heure de la bouffe.
2 Aliments qu'on sert aux repas. Faire la bouffe. Il aime la bonne bouffe. è cuisine; bouffetance, tambouille. Mauvaise bouffe (è malbouffe).
▫ Par ext. Repas. On se fait une petite bouffe.
u Aliments. è nourriture. Acheter la bouffe.
1. bouffe [buf] adjectif
étym. scène-bouffe 1791; italien opera buffa, de buffo « plaisant », de buffone → bouffon
v
■ Qui appartient au genre lyrique léger. (1807) Opéra bouffe. è opérette. Un rôle de la musique bouffe. N. m. Les Bouffes : à l'origine, théâtre italien. Le théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.
v
■ contr. Sérieux.
bouffer [bufe] verbe 4conjugaison 13
étym. v. 1160; de °buff-, onomatopée désignant ce qui est gonflé
v
1 V. intr. Se maintenir de soi-même gonflé, en parlant d'une matière légère, non rigide. Des cheveux qui bouffent. « Leurs longues jupes, bouffant autour d'elles, semblaient des flots d'où leur taille émergeait » (Flaubert).
2 (milieu XIXe; « gonfler ses joues par excès d'aliments » 1535) Fam. Manger gloutonnement. è bâfrer. Il ne mange pas, il bouffe.
u Fam. Manger*. è becter, boulotter, briffer. Intrans. Bouffer au resto. « On bouffe toujours mal chez Julia » (Queneau).
▫ Trans. On n'a rien à bouffer. Bouffer des briques*.
▫ Loc. Avoir envie de bouffer qqn, être furieux contre lui. Je l'aurais bouffée ! Bouffer du curé : être très hostile au clergé. (Récipr.) Se bouffer le nez : se disputer. è s'engueuler.
3 (Compl. personne) Fam. Absorber complètement, accaparer. Son travail le bouffe complètement. Il se laisse bouffer par sa femme.
4 V. tr. Fam. Consommer. Une voiture qui bouffe de l'huile.
u Avaler (fig.). Bouffer du, des kilomètres : rouler beaucoup en voiture.
v
■ contr. Aplatir (s'). Jeûner.
Le Robert Dixel
1 BOUFFE adjectif
(italien buffa → BOUFFON)
◼ Opéra bouffe, du genre lyrique léger.
2 BOUFFE nom féminin
(de bouffer [II])
◼ fam. Action de bouffer, de manger. – Nourriture. → BOUSTIFAILLE. – Faire la bouffe, la cuisine.
BOUFFER verbe — conjugaison [1]
(onomatopée bouf- → BOUFFIR; cf. baf- [bâfrer])
I. v. intr. (matière souple, légère) Se gonfler et augmenter de volume. Des cheveux qui bouffent.
II. v. tr. fam.
1. Manger. → BECQUETER, BOULOTTER. absolt À quelle heure on bouffe ? – loc. fig. Se bouffer le nez, se disputer.
♦ (choses) Consommer. Voiture qui bouffe de l'huile.
2. Absorber complètement, accaparer (qqn). Son travail le bouffe.
Larousse Pratique
bouffe
I.
adj. bouffe (de l'it. opera buffa, opéra comique)
➤➤➤
Opéra bouffe ou opéra-bouffe opéra.
II.
n.f. bouffe (de bouffer, manger)
FAM. Nourriture; repas.
bouffer
v.i. bouffer [conj. 3]
Se gonfler, prendre un certain volume:
• Son chemisier bouffait légèrement.
• Faire bouffer ses cheveux.
v.t. FAM.
1. Manger.
2. Consommer:
• Cet engin bouffe beaucoup d'huile.
3. Occuper tout le temps de qqn; absorber:
• Il se laisse bouffer par son travail (Syn. accaparer).
➤➤➤
FAM. Bouffer du curé, du flic, en parler de façon injurieuse ou agressive.
v.pr. se bouffer
FAM. Se bouffer le nez, se disputer.💢
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