
Vive le téléphone portable !
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M. Costa |
C’est un quartier qui paraît encore plus grand que sur les photos ! |
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Benoît |
Vous avez raison. C’est une vraie ville où on trouve des magasins, des cinémas, des restaurants. Il y a… |
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Benoît est interrompu par son portable qui se met à sonner. |
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Benoît |
Excusez-moi. |
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Il répond au téléphone. |
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Benoît |
Allô… C’est Nicole qui t’a donné mon numéro ? Écoute, je ne peux pas parler maintenant, je te rappellerai plus tard… Oui, je sais, tes parents veulent changer leurs billets d’avion, mais ils ne partent que dans deux semaines, on en reparlera… Je vais m’en occuper, ne t’inquiète pas. Allez, salut. |
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Il raccroche, l’air un peu ennuyé. Benoît reprend la conversation. |
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Benoît |
Il y a une vie culturelle très active. |
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L’étudiant No 1 |
C’est un quartier où il y a beaucoup de bureaux ? |
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Benoît |
Oui, plus de cent mille personnes viennent y travailler tous les jours ! |
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M. Costa |
Et combien de gens y habitent ? |
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Benoît |
Vingt mille personnes habitent ici dans cette partie qu’on appelle… |
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Benoît s’arrête, car son téléphone sonne à nouveau. Il décroche avec un geste d’excuse. Il s’éloigne et se retourne de temps en temps. |
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Benoît |
Oui ?… Oui, Julie, un peu. Je suis occupé… Oui, d’accord, je ferai les courses… Non, non, je n’oublierai pas la lessive… Mais oui ! Je penserai aussi au beurre !… Maintenant, je te laisse… Écoute, je vérifierai tout, j’achèterai tout, je paierai tout, d’accord ? J’ai vraiment du travail. Salut ! |
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Benoît raccroche. M. Costa et ses étudiants sont amusés. |
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Benoît |
Je suis désolé. Nous redescendons ? |
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Benoît et les Brésiliens se promènent sur le parvis. |
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M. Costa |
Ce n’est pas trop dur pour les personnes qui vivent au milieu de ces tours de verre ? |
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Benoît |
Je ne crois pas. Ce sont des gens qui aiment le calme. |
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L’étudiant No 1 |
Mais y a-t-il une vraie vie de quartier ? |
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Benoît |
Oui, je crois. Les boutiques et les cafés que vous avez vus attirent beaucoup de monde. |
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Le téléphone sonne à nouveau. |
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Benoît |
Je vais m’énerver ! |
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Benoît décroche et répond, énervé. |
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Benoît |
Oui !… (radouci) Ah, c’est toi, Nicole. Excuse-moi, mais ça n’arrête pas de sonner… Ah, je suis content pour lui. Et il va reprendre le travail cet après-midi ?… Oui, d’accord, je vais l’appeler. Merci, Nicole… Attends ! Arrête de donner à tout le monde le numéro de mon portable, tu veux ! |
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Benoît raccroche. |
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Benoît |
Richard se sent mieux. Il va sans doute nous rejoindre cet après-midi. Je vous laisserai avec lui. Il connaît la Défense bien mieux que moi. |
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M. Costa |
Mais nous sommes très contents d’être avec vous, Monsieur Royer. |
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L’étudiant No 1 |
Est-ce que nous allons visiter le centre commercial des Quatre Temps ? |
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Benoît |
Oui. Nous y allons maintenant si vous voulez. On pourra même y manger ! En chemin, je vais téléphoner à Richard et nous prendrons rendez-vous avec lui. |
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Benoît sort son portable et essaye de téléphoner. |
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Benoît |
Mais, qu’est-ce qu’il se passe ? La batterie est déjà déchargée ? J’ai peut-être lu le mode d’emploi trop vite… |
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Les Brésiliens tendent vers lui trois téléphones portables avec un grand sourire. |
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M. Costa |
Ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas coupés du reste du monde ! |