La génération désenchantée nostalgique de la vie loin des mégalopoles

La génération désenchantée : nostalgie de la province, mais réticence à y revenir

Beaucoup de jeunes forment cette génération désenchantée, qui nourrit une nostalgie pour une vie plus calme, loin des mégalopoles et de leur agitation. Ils se plaignent souvent de la charge de travail, du coût de la vie et de la pression constante dans les grandes villes. Pourtant, rentrer dans sa province natale pour redevenir un « enfant à plein temps » reste une étape que Chloé et beaucoup de ses pairs ne sont pas prêts à franchir.

Cette jeune femme explique y avoir longuement réfléchi pendant ses dernières vacances, avant de renoncer à ce projet. Plusieurs raisons l’ont arrêtée. D’abord, sur le plan professionnel : dans la province centrale du Hubei où habitent ses parents, les offres d’emploi sont moins nombreuses et les salaires sensiblement plus bas que dans les métropoles. Ensuite, il y a la pression sociale et familiale. Pour les célibataires, la question du mariage plane comme une épée de Damoclès. Une fois installée chez ses proches, elle serait confrontée tous les jours à leurs questions et à leurs attentes.

« Mieux vaut être loin, confie-t-elle, si vous ne voulez pas être confronté chaque jour aux pressions familiales. »

On voit donc un paradoxe : ils rêvent de la tranquillité de la province, mais ils hésitent à s’y installer définitivement, car ils craignent à la fois le manque de perspectives professionnelles et le poids des obligations familiales.