Chômage [ʃomaʒ] n. m.
ÉTYM. 1273; de chômer.
De Larousse Multidico
chômage
nom masculin
(de chômer)
Situation d'un salarié qui, bien que apte au travail, se trouve privé d'emploi.
Situation d'un demandeur d'emploi ; nombre de demandeurs d'emploi sur le marché du travail : Le chômage des jeunes.
Somme versée par des organismes publics aux chômeurs : Toucher le chômage.
Arrêt du travail pendant les jours fériés ou chômés.
Temps, période d'inactivité pour un établissement ou une industrie.
Arrêt de la navigation sur une voie navigable pour permettre d'y exécuter des travaux d'entretien, ou de grosses réparations.
Expressions
Synonymes
Homonymes
De 新法汉
chômage[ʃoma:ʒ]
n.m.
1 〈旧语,旧义〉(节日、假日的)停工休息
2 失业, 无工作;〈口语〉失业津贴
ouvrier en ~
失业工人
assistance ~
失业救济
assurance ~
失业保险
~ partiel
部分失业
~ saisonnier
季节性失业
~ technique
(如因原材料供应不足等原因造成的)技术性失业
taux de ~
失业率
être au ~
失业
toucher le ~
〈口语〉领失业津贴
3 停工, 停产
~ d'une usine
工厂的停工
4 停止活动, 停止使用, 停止运转
~ d'un canal
运河停止使用
De 拉鲁斯法汉双解
chômage
nom masculin
1. (absence d'emploi)
失业 [shīyè]
le chômage a augmenté
失业人数增加了 [shīyè rénshù zēngjiā le]
mettre qqn au chômage
让某人失业 [ràng mǒurén shīyè]
chômage technique
技术性失业 [jìshùxìng shīyè]
2. (allocation)
失业金 [shīyèjīn]
toucher le chômage
领取失业金 [língqǔ shīyèjīn]
elle touche le chômage depuis six mois
她已经领了半年失业金了
Bonjour à vous tous , bienvenue accélérer le français facile , aujourd'hui on apprend le mot Chômage. Les politiques de l'emploi renvoient à l'ensemble des mesures étatiques de politiques économiques visant à agir sur l'emploi. Leur objectif le plus courant est la réduction du chômage et la recherche du plein emploi. On distingue généralement deux grands types de politiques, les politiques actives cherchant à modifier le niveau de l'emploi dans l'économie et les politiques passives dont l'objectif est de limiter le chômage sans accroître la demande de travail de l'économie, et de le rendre plus supportable.
- [message]
- ##check## Histoire
- Le chômage correspond donc initialement à une période récurrente d'entraves (ex sécheresse, tempête, chute de neige, inondation) à une activité de subsistance (ex agriculture) ou d'échange (ex transport fluvial) comme au bon fonctionnement de moyens techniques de transformation des matières liée à des conditions favorables et à la disponibilité de l'eau. En reprenant les exemples évoqués : la sécheresse provoquant les basses eaux, les pluies ou la fonte des neiges entraînant inondations, voire dommages entravant l'utilisation des moulins et biefs / canaux / arrivées d'eau, allant jusqu'à générer la famine entravant à son tour l'utilisation de la force de traction des animaux domestiques, etc.). Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle avec l’avènement de l'industrialisation (utilisation poussée de l'appareil comme facteur de production) et les restructurations des moyens de subsistance puis de production, que le chômage prend une dimension sociologique, créant un nouveau contexte économique extrêmement distant de l'environnement jusque là quasiment naturel d'une civilisation donnée, et provoquant l'inactivité d'importants groupes d'êtres humains malgré leur capacité de travail. Le défaut de considération de l'origine étymologique du terme en fausse l'analyse historique et a pour conséquence directe la confusion du chômage avec la pauvreté ayant pour effet fatal de classer le chômeur dans la catégorie la plus basse de l'échelle sociale, celle des « pauvres » indépendamment tant de son savoir-faire que de ses compétences. La preuve peut en être démontrée a contrario : dans un contexte d'autosuffisance, la notion de chômage au sens industriel ne peut pas exister.
- [message]
- ##check## Ancien Régime
- Sous l'Ancien Régime, la progression de la pauvreté accroît la mendicité et le vagabondage, notamment dans les grandes villes. XVIe siècle, plus exactement en 1526, le philosophe et humaniste Jean Louis Vivès estime dans son traité De subventione pauperum que la charité encourage les pauvres à ne pas chercher de travail. Il est le premier à proposer l'intervention de l'État pour mettre au travail les inactifs. Le pouvoir royal décide de prendre en charge la gestion de la pauvreté et a l'idée de regrouper les indigents dans des ateliers de charité ou Maisons du travail. Le principe traversera les siècles, et on le retrouve sous le règne de Louis XIV, au XVIIIe siècle, notamment sous le règne de Louis XVI, à l'initiative de Turgot qui en 1787, fait passer les ateliers de charité sous la responsabilité des Assemblées provinciales. Parallèlement au cours du XVIIe siècle, le pouvoir royal veut régler le problème du vagabondage en menant une politique d'enfermement systématique[réf. souhaitée] dans les hôpitaux généraux. Cette politique d'internement forcé des pauvres[réf. souhaitée] a affecté l'ensemble des États européens. En Angleterre, dès 1575, un acte d'Elisabeth Ire institue des établissements visant « la punition des vagabonds et le soulagement des pauvres »[réf. souhaitée]. Les « Houses of Correction » qui auraient dû être présentes dans chaque comté vont laisser la place[réf. souhaitée] aux workhouses qui dans la seconde moitié du XVIIIe siècle trouveront leur véritable expansion. Foucault note qu'en « quelques années, c'est tout un réseau qui a été jeté sur l'Europe ». Aux Provinces-Unies, en Italie, en Espagne, en Allemagne se créent également des lieux d'internement de même nature.