Les sujets écrites sur la superstition

2022-08-29 13:33:47  lundi  enenvor.fr 9077 mots  

Qu'est-ce que la superstition ?

Superstition et un docteur et une femme Le Dictionnaire de l’Académie française de 1798 (5e édition) définit la superstition comme une « fausse idée que l’on a de certaines pratiques de religion, auxquelles on s’attache avec trop de crainte ou trop de confiance ». Elle ajoute en guise d’exemple : « Les femmes ont beaucoup de penchant à la superstition ».

La superstition

La superstition est une attitude irrationnelle qui consiste à croire au présage et au fait que certaines choses, objets, animaux, personnes ou pratiques peuvent augurer le bonheur ou le malheur. Quels sont alors les causes et les conséquences de ce phénomène socio-culturel marquant l’inconscient collectif marocain ?

D'abord, l’analphabétisme et l’ignorance qui demeurent le premier ennemi de l’être humain. En effet, la plupart des gens qui s’adonnent à ces pratiques sont des illettrés qui ne comprennent rien à la science. en plus, le manque de confiance en la médecine moderne. Par ailleurs, Le manque de foi en Dieu.

Parmi les autres facteurs qui favorisent la propagation de la superstition, il y a les problèmes sociaux liés aux préoccupations ordinaires comme le mariage, la stérilité, la maladie, le chômage, la jalousie, etc.

Quant aux conséquences et effets de ce fléau, on peut dire que parfois, elles sont graves et irréversibles ; premièrement, Propagation de symptômes de deuil et de dépression psychologique, Et parfois, cela peut entraîner la mort. En outre, croire en ces choses peut ruiner le budget du ménage et causer des problèmes financiers.

En conclusion, la superstition reste un phénomène de société par excellence, et en tant que cultivés, nous devons lutter contre ce fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur et de gagner du terrain.

➔ Exemple de production écrite sur la superstition

La superstition est la croyance qu’un événement aléatoire ou un objet quelconque d’origine naturelle ou artificielle a une signification anthropocentrique et est capable d’influencer l’avenir. Autrement dit, il s’agit de perceptions d’intentions dans les choses (voir pensée magique). Lorsque nous croyons que ces intentions ne nous concernent pas personnellement, nous disons alors que l’événement se produit par hasard, laissant ainsi sous-entendre que chaque événement a sa raison d’être. Or, dans cette perspective, l’opposition entre la superstition et la science apparaît comme ceci : pour la science, les choses sont déterminées et l’enchaînement de causes à effets des événements est complètement dépourvu d’intention.


Le vendredi 13, être ou ne pas être superstitieux ?

13号

Pour paraphraser Shakespeare, être ou ne pas être superstitieux, telle est la question qui se pose chaque vendredi 13. Si un certain nombre de personnes considère que cette date annonce un jour de chance, d’autres, les paraskevidékatriaphobes1 – c’est pas faux ! – redoutent que leurs superstitions ne leurs jouent de mauvais tours. Enfin, n’oublions pas non plus ceux pour qui cette date n’est finalement que le lendemain d’un jeudi 12 et la veille d’un samedi 14…

Tout comme pour la tradition du poisson chaque Premier avril, les origines des superstitions autour du vendredi 13 sont multiples et obscures. Elles font aussi bien référence à la Cène, le dernier repas que prit le Christ avec ses douze apôtres, qu’à l’arrestation des Templiers par le roi Philippe Le Bel le vendredi 13 octobre 1307. Si cela nous importe finalement peu, il est en revanche plus intéressant de constater que ces superstitions occupent déjà largement les esprits des contemporains de la première moitié du XXe siècle. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les pages du quotidien régional L’Ouest-Éclair.

En 1926, l’édition du 13 août du quotidien rennais relève que le « calendrier de 1926 [ne] compte qu’un vendredi 13 ». Ce qui est un minimum, puisque la récurrence de cette date est de un à trois par année. Le journaliste poursuit en suggérant que cette rareté devrait « inciter certains à tenter aujourd’hui une chose difficile, tandis que d’autres s’abstiendront ». Pour autant, aucune célébration d’une quelconque fête ne vient rythmer le vendredi 13. Ce sont uniquement les superstitions que l’on attache à cette date qui lui donne son importance. On est bien ici dans le domaine d’étude de l’histoire des mentalités.

Ces croyances peuvent être matérialisées par des « amulettes », du plus simple « trèfle à quatre feuilles », jusqu’à l’exotique « griffe de tigre indochinois », en passant par des « pierres du Nil fabriquées à Manchester » (sic). Tout comme elles peuvent s’incarner dans des rites à respecter, comme le fait de ne pas croiser de « chat noir », de faire attention « à ce que deux couteaux ne se mettent pas en croix », de ne pas « renverser la salière lorsque vous serez à table », ou bien de ne pas « passer sous une échelle en passant près d’un chantier en construction ».

Au-delà de ces multiples croyances, il est intéressant de noter que les superstitieux sont capables de considérer autant le vendredi 13 comme un jour positif, comme nous le rappelle L’Ouest-Éclair du 13 janvier 1933 : « les uns sortiront joyeux de leur demeure et profiteront de l’occasion pour se livrer à toutes les excentricités » ; que comme un jour négatif : « d’autres n’oseront à peine sortir de leur lit et sous aucun prétexte ne mettront un pied dans un chemin de fer, une automobile. Un accident, un déraillement est toujours à craindre ». Mais on peut également lire, dans ce quotidien proche des milieux catholiques, un rejet de ces superstitions : « que voulez-vous qu’il vous arrive de plus aujourd’hui qu’hier ou que demain ? » En 1915, L’Ouest-Éclair avait d’ailleurs déjà mis en garde les Poilus contre les superstitions qui affirment que de rédiger son testament porte malheur.

Carte postale. Collection particulière.

Il n’en demeure pas moins que les superstitions forment déjà un formidable terreau commercial. C’est ainsi que l’on voit fleurir, dans les éditions des années 1930-1940, des encarts publicitaires pour la Loterie nationale, créée par le décret du 22 juillet 1933, pour notamment venir en aide aux invalides de guerre. On peut lire dans l’édition du 13 août 1937 que « le vendredi est déjà un jour très favorable pour l’achat de billets de la Loterie nationale, mais [que] le vendredi 13 l’est encore davantage ». Toutefois, la dimension bienfaitrice n’est pas écartée comme, à l’occasion du 13 décembre 1942 : « Vendredi 13. Achetez aujourd’hui votre billet de loterie nationale. Une bonne affaire. Une bonne action. Tirage dans quatre jours ». Pour ou contre les superstitions du vendredi 13 ? Faites vos jeux !

 
 
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