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Journal en français facile 19/09/2022

© RFI2022-09-24【Audition】 vue

【Résumé】GRANDE-BRETAGNE : la reine Elizabeth II inhumée dans le caveau de la famille royale à Windsor ; et autres nouvelles.

Transcription

Anne Corpet : RFI, il est 22h à Paris, 21h à Londres. Bienvenue dans le Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.

AC : La reine Elizabeth II a été inhumée ce soir dans le caveau de la famille royale à Windsor. Cet après-midi, une foule massive lui a rendu un dernier hommage dans les rues de Londres.

ZK :  Et puis de nouvelles manifestations ont eu lieu ce lundi à Téhéran et à Mashad. Les Iraniens protestent après la mort d'une jeune femme détenue par la police des mœurs chargée de surveiller le respect d'une stricte tenue islamique. 

AC : Les élections législatives ont lieu dans cinq jours en Italie. La dirigeante de Fratelli d'Italia, la formation d'extrême droite en tête dans les sondages, a affiché ce lundi son soutien au président Viktor Orban, le président hongrois visé par des sanctions de l'Union européenne. 

ZK : Et puis Anne, a cuisine canadienne enfin à l'honneur du guide Michelin. 13 restaurants de Toronto ont été primés cette année. Présent dans trente pays, le célèbre guide rouge ignorait jusqu'à présent la gastronomie canadienne. 

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ZK : La reine Elizabeth II repose dans le caveau royal du château de Windsor.

AC : Son inhumation a eu lieu ce soir et met un terme à dix jours de deuil en Grande-Bretagne. 800 personnes ont assisté à la cérémonie. Un peu plus tôt dans la journée, les funérailles officielles se sont déroulées dans l’abbaye de Westminster à Londres en présence de 2 000 personnes, dont 500 chefs d'État et dirigeants étrangers. Une foule immense était aussi rassemblée à l’extérieur, pour saluer la reine une dernière fois. Reportage sur place, Murielle Paradon et Bertrand Haecler.

Au son des cornemuses et des tambours, le cercueil de la reine est emmené vers l’abbaye de Westminster, la famille royale suit, plusieurs régiments encadrent le cortège. Défilé grandiose et solennel, la foule à l’extérieur retient son souffle. Nick est un ancien de la Royal Navy, bardé de décorations. « Oui, je suis très fier, et très ému, parce que c’est la reine ! Elle a été ma patronne pendant 39 ans ! Et voir les gars de la marine et tous les militaires qui l’accompagnent si brillamment, c’est formidable. » Gabrielle, elle aussi, est très émue. Cette quarantenaire a tenu à venir devant Westminster pour partager ce moment historique avec ses concitoyens. « Je suis impressionnée par le fait que tant de gens aient fait l’effort de venir. C’est une atmosphère à la fois belle et sombre, empreinte de respect. C’est émouvant, ce n’est pas quelque chose qu’on reverra de sitôt. » La cérémonie à l’intérieur de l’abbaye de Westminster dure une heure. Elle s’achève par l’hymne national, repris à l’extérieur dans la foule, God save the king, que Dieu protège désormais le nouveau roi. Murielle Paradon, Bertrand Haecler, Londres, RFI.

ZK : Et bon nombre des dirigeants du monde entier qui ont assisté aux funérailles de la reine à Londres sont maintenant en route pour New York et l'assemblée générale des Nations unies.

AC : Oui, le grand rendez-vous annuel de l'ONU ne s'est pas tenu en présence des chefs d'État depuis deux ans à cause de la pandémie de Covid. À partir de demain, 150 chefs d'État vont se succéder en personne à la tribune pour présenter leur vision du monde. Une seule exception : elle a été accordée au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui interviendra par visioconférence, en raison du conflit en cours dans son pays.

ZK : Et conséquence de la guerre en Ukraine, quatre pays de l'Union européenne interdisent désormais l'entrée de touristes russes sur leur sol.

AC : La Pologne, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont imposé ces nouvelles restrictions. Tous ces pays partagent une frontière avec la Russie. L'interdiction entrée en vigueur lundi ne vise pas les réfugiés, ni les chauffeurs routiers, ou les personnes qui veulent rendre visite à des membres de leur famille.

ZK : De nouvelles manifestations ont eu lieu ce lundi en Iran, notamment à Téhéran et à Mashhad, première ville sainte du pays. 

AC : Des rassemblements qui ont commencé samedi après l'annonce de la mort d'une jeune femme détenue par la police des mœurs. Masha Amini était tombée dans le coma après son arrestation et elle est décédée à l'hôpital. Depuis, la colère ne retombe pas, même si la police a rejeté ce lundi toute responsabilité dans la mort de la jeune femme. Oriane Verdier.

Mardi dernier, la jeune kurde de 22 ans est arrêtée pour port du voile incorrect à Téhéran. Elle ressort du commissariat sur un brancard, dans le coma et meurt trois jours plus tard à l'hôpital. Samedi, lors de son enterrement à Saqqez donc, dans la province du Kurdistan, les femmes ont retiré leurs voiles dans une foule scandant : « à mort la dictature ». Du cimetière, la foule s'est dirigée vers le bureau du gouverneur local. Des manifestants ont jeté des projectiles sur le portrait du guide suprême iranien Ali Khameneï. Même rassemblement à Sanandaj la capitale de la province du Kurdistan. Comme à chaque manifestation, la foule a été violemment réprimée. Selon l'organisation kurde de défense des droits humains Hengaw au total 38 personnes ont été blessées, 13 ont été arrêtées. En écho à Téhéran, des étudiants se sont également rassemblés ce week-end. Sur les réseaux sociaux, certaines femmes ont posté des vidéos d'elles coupant leurs cheveux ou brulant leur hijab. Les partis politiques kurdes ont donc appelé à la grève générale aujourd'hui dans une région aux velléités indépendantistes particulièrement contrôlée par le régime. 

ZK : Oriane Verdier. Et puis Giorgia Meloni, dirigeante d'un parti d'extrême droite, pourrait devenir la prochaine présidente du conseil en Italie. Les élections législatives auront lieu dimanche prochain.

AC : Et elle est en tête des sondages et son arrivée possible au pouvoir inquiète l'Union européenne. La cheffe du parti Fratelli d'Italia se range déjà aux côtés des nationalistes hongrois. Après la proposition de la Commission européenne de suspendre des financements européens à Budapest dimanche, Giorgia Meloni a apporté son soutien à Viktor Orban. Elle dit vouloir une Europe « différente ». Juliette Gheerbrant.

Pour Fratelli d’Italia, la question de l’État de droit, c'est une arme idéologique qui sert à frapper ceux qui ne sont pas dans la ligne de Bruxelles, une arme qui divise les nations européennes au lieu de les rapprocher. C’est en ces termes que Giorgia Meloni a dénoncé la démarche de Bruxelles envers la Hongrie, dans une interview publiée au quotidien ultraconservateur Il giornale. Mais le parti d'extrême droite s'est toujours opposé à l'intégration européenne, et défend l'idée d'une confédération d'États souverains, comme l’explique Stefano Cavadagna, conseiller municipal du parti à Bologne, dans le centre du pays. « La Confédération est une organisation internationale d'États souverains alliés. Elle fait de la place aux prérogatives nationales tout en maintenant l’unité d’une Europe qui doit être composée de nations alliées. Nous, nous voulons une Europe qui soit moins bureaucratique, moins technocratique, et pas dirigée à Bruxelles par quelqu’un qui n’a jamais été élu. On préfère qu’elle soit entre les mains de chacun des gouvernements nationaux pour qu'ils décident entre eux des meilleurs choix à faire pour notre vieille Europe. » Giorgia Meloni avait déjà apporté ce week-end son soutien à un autre gouvernement libéral européen, celui de Parti Droit et justice en Pologne, elle avait également salué la victoire des Démocrates suédois aux origines ouvertement néo-nazies. Ces trois partis siègent ensemble à Bruxelles dans le groupe des Conservateurs et réformistes européens. 

ZK : Juliette Gheerbrant. Et puis le guide Michelin sort sa toute première édition canadienne. Le célèbre guide rouge qui récompense les meilleurs restaurants est présent dans trente pays, mais il était curieusement, Anne, absent du pays du Canada.

AC : Et Michelin a choisi la capitale économique Toronto pour sa première sélection au Canada. Dans cette parution, près de 74 établissements ont été mis en avant, treize ont été récompensés par des étoiles. Mais la sélection des inspecteurs du guide français ne fait pas l’unanimité. Les précisions de Pascale Guéricolas.

La venue du Guide Michelin à Toronto ne doit rien au hasard. Les inspections des restaurants par des clients mystère font partie d’une stratégie de promotion pour mousser le tourisme dans la capitale économique du Canada. La présence de restaurants étoilés dans une ville contribue en effet à y attirer davantage de visiteurs. 5 des établissements distingués par le Guide Michelin à Toronto sont de tradition culinaire japonaise. Pour certains critiques gastronomiques, cela donne une idée biaisée de la diversité de la cuisine dans une région où une personne sur deux a vu le jour en dehors du Canada. D’autres dénoncent l’élitisme du guide, alors qu’un repas dans le restaurant torontois le plus étoilé revient à plus de 500 euros. Plus de trois quarts des établissements de la capitale économique peinent d’ailleurs à se remettre de la pandémie, et seulement la moitié du personnel de ce secteur a retrouvé son emploi. Dans ces conditions, il peut sembler déplacé de porter aux nues des tables aux prix faramineux. Pascale Guéricolas, Québec, RFI.

AC : Et c’est la fin de ce Journal en français facile, merci à Claude Batista qui a assuré la réalisation. Il est 22h et 10 minutes à Paris.

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